lundi 7 novembre 2011

beat per minute

crédit photo : ? Jeff Kutash and upbeat dancers, blogue des cleaveland seniors (!)

#queen of mischief : tu dis que je suis "active sur facebook" parce que j'y feed quotidiennement deux mille mots, cinq ou six liens et dix hashtags?

te voilà déçu(e) car je viens de donner à blogger quelques centaines de mes mots de la journée.

tu m'y trouves entre 6 éhèm et 7:30 éhèm les jours de semaine et de 7pihèm à 10 pihèm quelques heures plus tard, avec des hiatus sur l'heure du lunch lorsque le devoir m'aura tombé sous la main en laissant dans mon esprit des perles d'idées à partager? tu me lis en différé quand toi tu te lèves? tu me lis pas du tout? tu sais quand et ce que je mange, quand et comment je baise, quand et comment je travaille? moi aussi, t'inquiète! ah! tu m'as bloquée! good for you, parce que c'aurait l'air que moi, je "flood" ça un mur facebook et des fois, il y a des trucs cochon, ça pourrait polluer visuellement et défaire ton style.

tu y lis mes trademarks #plaisircoupable, #coupable de déplaisir, #queen of mischief, #croissance perso, #glamourparlour et mes plus communs #musik, #art and #food et tu te demandes ce que ça fait en dehors de twitter? c'est bien, t'es in. t'aimes pas quand je te souhaite goode la day?

ah, je vois! tu penses que je suis une bibitte virtuelle, une création du web? mais non luke, rassure-toi, je ne suis pas ton père, ni ta mère, ni buzz lightyear.

tu crois que je ne vis pas en dehors du virtuel, je veux dire "live and unplugged" pour citer mon pote? tu as raison, je ne réponds ni au téléphone ni à la porte. lorsque par miracle l'homme-chat y va parce qu'on se dit qu'il fera du bien de rire des témoins de jéhovah à l'heure du souper, tu sais que je t'accueille à bras ouverts n'importe quand. mais t'as raison, avise-toi pas de m'appeler, c'est pas safe.

tu penses que je ne fais que taper sur un clavier et que je ne vis que pour composer des statuts bleu et blanc? tiens, je vais te montrer les médailles de mes courses, les notes de mes cours de mba, mes quarante-quatre chandelles que je n'ai pas soufflées (c'est vrai, il n'y a plus de gâteau à notre âge), les invitations que j'ai envoyées, les rénos que j'ai faites, les jus que je concocte, les livres que je lis, les deals que je conclus, les conférences et coquetels auxquels j'assiste, les voyages que je fais, les photos, les dessins, les cadeaux que j'emballe, les concerts et les légumes que je mange. tu trouves que je suis active sur fb, attends de me voir grouiller live and unplugged.

tu penses que je m'autocongratule parce que je suis si heureuse? en plus chu généreuse, je le partage ce grand bonheur de vivre.

--

mec, tu sais ce que je fais en vrai?

je me pratique à écrire.

parce que dans quinze ans, voilà, je sors un bouquin.

tu me crois pas? attends, sois patient.

jeudi 30 décembre 2010

deux mille dix


pas de retour en arrière, jamais, mais un petit pincement au coeur de constater que mon dernier billet date de seulement septembre 2010 et qu'au total, je n'aurai craché que 10 billets cette année. il me faut signer une autre fois avant la fin de l'année.

Je lisais Seth Godin et sa douzaine de réalisations professionnelles en 2010, il me fascine ce type, tiens, voici : Seth's Blog. Alors, j'en profite pour voir si je me suis éloignée de l'écriture pour faire quelque chose de concret ou non. Pas que je craigne la contemplation et la vie simple pour soi, mais je sais que je n'ai pas fait que ça car sincèrement, j'ai eu la broue dans le toupet, vraiment.

Donc, en désordre :

- ai écrit quelques billets cochons, ça oui, chu capable;

- ai commencé un mba en septembre et terminé à ce jour 3 cours (pas eu mes notes encore et pense franchement avoir manqué un de mes 3 examens finaux, on verra la note beutô);

- ai passé du temps avec mes parents dernièrement et avons marché sur le mont-royal et fait le tour 2 fois du parc laurier (anodin vous dites? attends, c'est l'hiver, il y a de la neige, ils vivent d'habitude près de san francisco en running shoes, pis ils ont 70 quand même);

- ai confectionné une centaine de dumplings en compagnie des êtres chers de ma famille : ma soeur, son chum, le mien, mes deux nièces, mon père, ma mère, et les ai mangés avec les autres membres chers de ma famille : mes deux fils, mon frère, sa blonde, ainsi soit-il;

- ai cuisiné en talons hauts à deux grandes amies et avons écrit un billet cochon collectif tout-à-fait hilare ici;

- ai commencé à faire du jogging au retour des vacances d'été, à la fréquence de 3 matins par semaine, ai arrêté pendant le mois de novembre complet et ai repris hier matin, pour la première fois dans la neige; aspire au 10 kms du marathon en septembre prochain;

- n'ai pas arrêté de fumer, mais c'est pas une préoccupation ni un fait significatif;

- ai bu un ostie de bon st-julien que j'avais couché depuis 2003;

- ai confectionné huit gâteaux aux fruits, coupés en deux (ça fait seize), imbibés de cognac, et joliment emballés dans du vichy (ben c'est ça, ce sera la photo du billet);

- ai envoyé une hardcorette à ed bond, je te dis pas c'est où (est-ce digne de mention dans un CV?);

- ai dépensé une partie de mes épargnes en fourrure recyclée chez harricana : un beau chapeau pour tenir au chaud mon fils gabriel, une magnifique étole pour un anniversaire important de ma soeurette, et des guêtres en pattes de renard norvégien, pour que bibi ait l'air d'une cavalière de mongolie, j'adore;

- ai reçu mon premier creuset, ça c'est le signe que t'es rendue une vraie bourgeoise et y ai cuisiné un délicieux risotto à la saucisse italienne (t'sais quoi, il est meilleur dans le creuset);

- ai reçu des pinceaux et une pierre à encre pour apprendre la calligraphie chinoise, en m'inspirant de la lecture d'un fabuleux livre : Passagère du Silence, de Fabienne Verdier, que tout artiste ou aspirant artiste devrait lire pour développer l'humilité;

- ai lu Eat, Pray, Love de Elizabeth Gilbert : la quintessence de la recherche existentielle féminine du vingt-et-unième siècle, et comme c'est réussi et heureux;

- n'ai pas fait de peinture mais ai été traversée cet été par l'envie de peindre à l'huile des cadres de verdure, inspirée par mes longueurs d'autoroute en moto;

- ai parcouru je ne sais plus combien de miles en moto ce mois de juillet, vers la floride et 12 autres états américains, derrière l'homme-chat; de très jolies photos nous rappellent notre périple;

- ai participé à un cours sur les grands bordeaux en mars, nous avons bu de ces choses et cela nous a confirmé notre amour de l'élixir de raisins;

- ai travaillé fort et engagé mon ex-collègue et amie : joie, bonne humeur, je suis redevenue une jeune fille hilare au travail, comme cela me ravit plein!

- ai engagé un autre petit nouveau qui commence en deux mille onze : une autre culture (organisationnelle, j'parle, jamais d'ethnie, vous savez que je viens d'ailleurs), ce sera vraiment instructif à déballer;

- ai beaucoup facebooké, un peu moins twitté et ouvert un compte linked in, parce qu'à mon âge, faudrait commencer à être sérieuse et réseauter en tailleur;

- ai reçu pour mon dix-neuvième party d'huîtres;

- ai aménagé un petit boudoir en avant, pour lire, et ai confectionné une lampe avec une branche d'arbre sur une table avec une rondelle de tronc savamment sciée à cet effet par un ex-collègue avec un geste qu'on ne veut même pas imaginer, tellement il y a de marques sur la buche...

- ai failli acheter une autre maison, presqu'à la campagne mais sur l'île, avec des arbres en arrière, une rivière au bout de la rue, puis une piscine creusée, et pas de locataires, ai failli... c'était même pas cher - vraiment. mais ai écouté le gutts de mon chum qui la sentait pas du tout, et il avait raison, alors suis bien contente de mon petit appartement français dans la petite patrie;

- ai vécu en couple sans enfant toute l'année et ai aimé ça, c'est doux un couple;

- ai offert une bague à l'homme-chat, grâce aux talents de la joallière audifax;

- ai acheté et porté un collier de perles; suis devenue une grande fille.

une vie simple quoi, pas de quoi se pâmer ni se marrer, mais un peu de flattage de fesses pis on repart pour une autre. tchin tchin ma gang, je vous aime!

jeudi 30 septembre 2010

folie dévastatrice

qui met à sec ses idées, son inspiration créatrice, ses mots si doux et farfelus.

qui la tient à l'écart de la société ludique.

une folie qui lui enlève toute son énergie.

cette folie est un amas hybride de travaux de mba et de livrables professionnels.

que faire?

nenon : défi, ça s'appelle, quand on a l'énergie pour l'aimer.

mais là, quand c'est trop et que ça vous donne mal au dos, faut se reposer.

dans quelques jours, je vivrai ce que j'aime le plus et qui me pousse à toute cette folie sans cesse renouvelée : le sentiment de l'accomplissement.

une vie donc faite de folie, de joie, de fatigue, et de grande sérénité. ben oui, je suis sereine estie, dans tout cela, j'y arrive. et j'aime.

mais câlice que je suis crevée.

bon ben, je vous salue amicalement.

samedi 24 juillet 2010

l'amérique dans tous ses états


je ne vous parlerai ni de Mel Gibson, ni de Shirley Sherrod, ni de bp, ni de Hurricane Bonnie. non, durant les 2 dernières semaines, la seule télé que j'ai écoutée dans les chambres de motel ou d'hôtel ou de inn pas in, était des épisodes en cascades de ncis et même un covert affairs mardi soir pour que l'homme-chat puisse mater la jolie spy pitoune.

donc, je vais vous parler de l'amérique.

parce que, pendant 14 jours, 7183kms, plus d'une soixantaine d'heures, j'avais le cul enfoncé dans un lazy boy qui roulait à plus de 120 km/h, aucune responsabilité de conduite, mais menée par les talents habiles de l'homme-chat. quoi faire pendant ce temps? essentiellement 3 choses : griller, regarder le paysage, et penser en silence.

penser à des choses farfelues, sérieuses, ou juste n'importe quoi meublant mon esprit agité.

donc, l'amérique.

mais avant, un peu de moto

- pendant 7183kms en été, à cause des lunettes de soleil, tu grilles en racoon inversé.

- sur 7183kms, nous en avons roulé plus de 2000 en Floride et quelques centaines au Kentucky, en Ohio et en Pennsylvanie, sans casque. d'aucun me dirait que c'est fou. mais c'est fou de faire de la moto, alors partons de cette prémisse. il y a 2 raisons pour rouler sans casque : 1) si tu plantes, tu crèves illico, aucune chance de devenir paraplégique pour le restant de tes jours; 2) un casque, c'est crissement pas aérodynamique; à une certaine vitesse, il t'arrache la tête par en arrière.

- étonnamment, il n'y avait pas de motards sur la route. sont cachés où? à la clim? chez nous, dès qu'il fait beau un jour de congé, il faut absolument chevaucher le bolide, sinon on ne pourra jamais atteindre 10 jours de motos dans l'année.

- je l'ai déjà écrit : les routes au States sont impeccables, un vrai ruban lisse. une dame croisée dans une station d'essence en Georgie était étonnée que nous fassions la remarque. attends, descends St-Denis en bécyk à pédale, accident garanti! aux States, dès qu'il y a une légère dénivellation, c'est indiqué.

- aux States, il y a pleins de routes. je sais, je suis née à la bonne époque, celle où elles sont déjà construites. je ne suis pas une fille de trail dans le bois avec du chasse-moustique et des bottes de marche. je suis vraiment une pitoune de bike - pas d'seins. au Québec, il n'y a pas de route. peut-être 4. là-bas, tu peux sans arrêt prendre une alternate tant que tu veux, tu choisis ton combo : avec ou sans péage, à 2, 3, 4, 5 voies, avec ou sans scenery.

- aux States, tu roules à 130km/h et il n'y a pas de police pour te donner un ticket. à tous les km, une pancarte à droite de l'autoroute te demande gentiment de "move accidented vehicles from traffic lanes", s'il vous plaît. nettement moins infantilisant qu'un char qui te court après pour te collecter des taxes sous prétexte que tu roules à 120.

- il y a du vent. tu penserais qu'il y en a beaucoup sur la 1 qui descend à Key West, pendant 126 miles entre 2 mers. mais non, rien qui te fasse changer de voie comme la 90 vers l'est dans la région de Buffalo. un grand lac, ça déménage.

ok, l'amérique... pas celle du far west que je décrivais en 2007 ici, une autre, en douceur et colorée. il n'y a rien de mieux pour infirmer ou confirmer ses préjugés que d'aller à la rencontre de l'étrange. dans tous ses états? non, seulement 13 que nous avons croisés en 14 jours.

l'amérique est à vendre

it's all about value - vu sur la route
- 1-800-divorce - uncontested - $499
- puppies for less

il y a des prix partout. une maison mobile neuve coûte 49k près des Everglades. quand tu te fais recommander un resto par le réceptionniste de l'hôtel, il te répond toujours avec le best value, là où tu en auras vraiment pour ton argent. jamais un choix prétentieux. pas comme le québécois que tu rencontres à Miami et qui te recommande, lui, le resto italien le plus cher de la ville, celui qui est dans la 4e catégorie de affordable - moderate - expensive - very expensive.

l'amérique est promotionnelle

c'est le royaume absolu du pylône et de l'enseigne publicitaire. partout, partout, partout. c'est le paysage principal que j'ai pu contempler pendant mon road trip.

l'amérique est superlative

chaque chose, endroit, personne est le most de quelque chose :
- the southernmost point of continental usa
- the southernmost house of...
- the greatest, the oldest, the tiniest,...

même les choses les plus insignifiantes (la ville de Marathon dans les Keys) se targuent d'être the most ordinary.

l'amérique est sympathique
vraiment.
sincèrement.
aimable.
affable.
gentille.

il n'y a pas un endroit où tu puisses demeurer immobile pendant plus de 3 secondes sans qu'un américain te salue ou engage la conversation.
tu peux toujours demander de l'aide.
tu auras toujours un sourire et un accueil chaleureux dans un motel, un hôtel ou un inn pas in.
tu peux fumer une cigarette et prendre une bière avec un motard tatoué dans le parking d'une station d'essence, alors qu'il t'explique la route pour descendre à Daytona pendant qu'il tonne l'orage.

l'amérique est vraiment chouette. pour une montréalaise snob, sophistiquée et existentialiste, c'est désarmant, sincèrement plaisant, mais quelquefois...simple.

l'amérique est religieuse

vu sur la route :
- hell is real
- life is short, eternity is long
- bring jesus back in christmas
- GOD (écrit en majuscule rempli du motif du drapeau américain)
- jesus died for our sins
- thou shalt not commit adultere, thou shalt not kill, (etc. ; notamment tricher ou cracher dans la rue)

l'amérique est armée

vu sur la route :
- guns, ammo and gear, exit 89, outpost

ça j'avoue, ça fout les chocottes.

l'amérique est vulgaire

vu sur la route :
- strippers - need to say more?
- 4000 slots. and we're growing *.

l'amérique est à voir

la vigne pousse sur les troncs d'arbre et recouvre des êtres entiers.
la rivière Tennessee est majestueuse lorsqu'on la traverse vers le nord.
il faut voir les ponts à Tampa, FL, ou à Louisville, KY.
que dire des Everglades?
Savannah, ville historique en Georgie, un urbanisme autour de squares et une préservation impeccable.
le Muhammad Ali Center, à Louisville, KY, parce qu'il n'avait pas juste les gants.
les Keys, surtout pour la key lime pie.
les montagnes au Tennessee.
les lacs et les rivières.
Nashville. tant qu'à y être.

l'amérique est vraiment charmante, contrastée, proche et immense à la fois. elle n'est rien du mal qu'on puisse en penser. pas chez les gens ordinaires, ceux qui travaillent, partout où vous posez vos pieds et vos fesses de touristes, ils sont magnifiquement humains. les gekko et bush sont d'une autre ligue, celle des méchants universels. contente de l'avoir vue encore, et d'être revenue.

fini le popcorn?


(aux intéressés : un itinéraire de notre voyage est ici et un album photo sur facebook est ici).

* comme je sais lire l'anglais et qu'en plus j'ai vu le reste de l'annonce, je sais bien sûr qu'on parle ici de machines à sous. encore plus vulgaire.

lundi 21 juin 2010

j'écris très mal

mélangeant toutes les langues alors que l'an dernier à environ pareille date, je militais férocement pour l'usage de ma chère et aimée langue française. honte à moi : aucun respect de la ponctuation, de la casse ou de la syntaxe. j'aspire à faire des études littéraires après un mba à venir (je me rends compte que ça retarde encore mes projets de libertés roulantes, mais bon, on ne peut pas être contre la vertu) et cela m'amènera j'espère à me rapprocher de sires laferrière et hugo; je ne prétendrais jamais au grand jamais écrire quelque bouquin que ce soit à publier sur papier tant que je ne serai qu'une grossière charretière qui ne sait même pas si cela prend 2 "r" mais va checker quand même sur google avant de vous laisser.