mercredi 25 juillet 2007

simplicité volontaire

Qui a parti ce mouvement? Je ne le sais pas, mais quand je vais chez ma gang de Ste-Victoire dans l'agriculture profonde du Québec, il me semble que j'aime ce qui s'y passe. En fait, un peu plus que ce que m'explique mon ex-collègue hier soir qui me dit ne pas prendre de vacances cet été car son employée s'est tapée un burn-out. Comment, mais comment cela se peut-il? Heye, t'es rendue à 40 ans, pas de chum, pas d'enfant, pas de vie, une putain de job pour une PME insignifiante qui enrichit un petit propriétaire fendant qui se prend pour un autre. Ah oui, sa blonde prétend que le propriétaire en question ne dort pas bien des fois en pensant qu'il doit faire vivre 120 employés (qui n'ont rien d'autre à faire dans la vie, par ailleurs...)

Mon ex-collègue me parle de The Corporation et des profits à tout prix, du souvenir d'un burn-out passé qui lui remontent à la gorge chaque fois qu'elle travaille des journées de 14 heures pendant 3 semaines d'affilée. C'est un peu malade...

À l'approche de la quarantaine, j'ai fait le voeu de faire ce que j'aime : toujours avoir un job qui m'intéresse conceptuellement, développe mon intelligence, ma créativité, mon sens de l'humanité, tant et aussi longtemps que je ferai gagner du cash à un(e) patron(ne). J'ai ainsi délaissé l'été dernier ma carrière de 18 ans dans le monde de la finance, plus cash que ça, tu meurs. C'est-à-dire, arrêter d'entendre parler des voyages en Toscane, bateaux à moteur, Château Latour, souper au Toqué, comme si c'étaient les choses les plus naturelles au monde, et revenir me grounder sur le plancher des vaches, là où on broute un peu la terre...

Plus tard, je me tuerai peut-être à l'ouvrage en travaillant à mon compte, dans lequel cas, je serai sure d'avoir choisi une voie qui sied à mes valeurs.

Ah oui, à Ste-Victoire, dans le creu de l'agriculture : c'est plat, pas de forêt, pas de rivière (la Yamaska est plus loin), et bien, quand t'es un peu créatif, tu fais des trucs comme ça avec du bois recyclé de la grange, et beaucoup, beaucoup, beaucoup d'amour et de travail. À mon avis, un peu plus intéressant que de trouver un moyen de financer un chirurgien esthétique...

Ma gang de Ste-Victoire, j'en parlerai encore car quand j'y vais, je suis toute reposée, transportée dans une autre dimension et le temps ne compte plus. Et puis Jacquot, si tu te sens visé, ne sois pas inquiet que je publicise ainsi ton magnifique travail. Au mieux, les gens tomberont en amour avec ton univers et te chercheront, au pire, ils t'imiteront, pour le plus grand bien de notre société.

Ah simplicité, comme je t'aime.

dimanche 22 juillet 2007

leçon d'humilité


Écoute, pourquoi je m'attendais à recevoir 22 commentaires sur mon billet d'hier? Comment ça marche, ce truc? Pourquoi est-ce que, à l'approche de 40 ans, on ne puisse tout simplement mettre le feu au clavier en écrivant au rythme de notre pensée (plus vite encore, s'il y en a qui veulent s'essayer) et qu'on doive ralentir pour apprendre comment ça marche? Remarque, le site Blogger est assez convivial, avec des "help" partout, je serais nulle de pas comprendre. Mais tu sais, j'ai quand même pas grandi avec ça, le html pis tout le tralala; des fois, faut que je consulte le grand dictionnaire terminologique ou bedon ultralingua.net pour savoir ce que veulent dire "URL", "dashboard" ou "post".

Mon inquiétude métaphysique de ce matin - très narcissique, on s'entend (il fait beau, il y a du soleil plein la porte patio et le chat qui miaulait est sorti faire sa tournée) : pourquoi n'ai-je pas reçu de commentaires? J'ai oublié de pézer s'un bouton, peut-être? Un équivalent de "send"... ouais, mais à qui? Ben, à la blogosphère, tiens! Okay, patiente momo, patiente...

Tu sais, l'attente que j'ai en écrivant publiquement ainsi (j'ai l'impression que c'est assez public; je me trompe?), c'est un peu la même que quand je sortais plus jeune et attendais l'effet provoqué par ma petite robe et mes beaux souliers. Ça vous fait-il la même chose quand vous appuyez sur "post"? On vieillit mais on découvre encore, c'est le bonheur.

Humilité, humilité, tu me tiens et je t'accueille en ce beau matin. Vas te recoucher momo, il est encore tôt!

samedi 21 juillet 2007

une timide première


Jamais été en contact avec un blogue (ça s'écrit comment?). À la veille d'avoir 40 ans et travaillant dans des milieux relativement traditionnels, on connaît pas ça. Je connais pas ça. Mais avec un ordi, après avoir lu 25 courriels par jour (dont 10 Jobboom et alertes Workopolis - assez mal fait, comme communication, je trouve), ensuite Cyberpresse : "il n'y a plus grand chose d'intéressant à faire", se dit-elle. Impossible.

Faisant un peu de recherche sur la formation académique de Josée Di Stasio (a-t-elle fait l'UdM? - UQAM, as in when it was still okay to go to UQAM because it was not sinking public moooony) et de Daniel Pinard (quelle voix, mais quelle voix, le bonhomme, il paraît qu'il passe à la radio - moi, la radio, j'écoute pas, parce que la télé, je regarde pas, pis le monde extérieur, ça passe habituellement par une porte que l'on actionne manuellement...), je crois que c'est à ce moment que je tombe (tomber, comme dans une chute), sur le blogue de Omo-Erectus. J'ai copié le template d'ailleurs, vous avez remarqué? Je ne pensais pas pouvoir lire sur le web quelque chose d'aussi intéressant, une critique juste et éclairée sur notre société, dans un style littéraire aussi délicieux (cromesquis et profiteroles). Il n'y a pas de faute d'orthographe. Il n'y en a pas. Je me prends alors à lire les commentaires (c'est totalement interactif, ce truc, une blogosphère dit-on, je crois) et je suis encore une fois abasourdie de la qualité du français écrit.

Écoute, ça me tente, moi aussi. Moi 'thi, je veux jouer!