dimanche 28 décembre 2008

bilan 2008

Ne pas vous dire au revoir en cette fin d'année serait un sacrilège. Chers amis de la blogosphère, je vous souhaite une excellente année 2009 remplie de santé, bonheur, amour. C'est l'essentiel, le reste est artifices et nous avons chacun les nôtres. Je me permets un petit exercice narcissique de réflexion sur 2008 car j'en suis encore époustouflée; constater le bon dans tout ce qui nous est arrivé cette année, que nous avons cherché et provoqué et qui nous a tellement fait grandir mais en minant légèrement nos réserves de santé et énergie. Allons, retour en arrière.

Premier et plus important constat : tout le monde est vivant et en santé. Pas de décès ou maladie dans la famille. Le déclin de l'économie américaine n'affecte pas trop mes parents qui ont une vie relativement simple et économique. Mais quelle claque en pleine face pour le règne du capitalisme financier! L'avidité, la cupidité et le manque de scrupules payent, ou plutôt nous font payer... Perspective : la simplicité volontaire gagnera ses lauriers sans forcer...

janvier : retour du nouvel an au mexique avec l'homme de ma vie. la chaleur avec la pêche en haute mer sur Jesus' boat dans la baie d'acapulco, on se brûle le cerveau et se réchauffe les veines, de l'énergie pour cette nouvelle année. Retour à Montréal : je me stratège un nouvel emploi. Je suis en train de quitter les coms qui me demandent trop depuis presque 18 mois et j'ai des offres informelles qui fusent de plusieurs ramifications de mon ancienne vie dans la finance. Mon ami Do, mentor du même âge, me mène une discussion sérieuse à ce propos et me prodigue de précieux conseils. Je choisis le travail à commission pour une petite banque québécoise, on essaye. J'applique et suis en processus d'entrevues...

février : me souviens pas. En plus, il y en avait pour 29 jours cette année... ah oui! : puisqu'en janvier, nous avions vendu notre maison en quelques jours à une amie, pas de visites à faire, pas de commission à payer; on devait simplement être en train de célébrer ce deal conclu. Recevons la réponse du locataire dans le nouveau duplex, il nous laisse reprendre le logement en juillet sans contestation et règlement via la régie : bénédiction!

mars : il me semble que c'était le mois de la solidarité cet hiver de neige, non? Je quitte les coms pour me joindre à la banque. Entre en formation à l'Académie, théorie pendant une semaine, puis lâchée lose dans le monde du développement hypothécaire. Me fais des amis, des alliés, sollicite : quelle vie difficile! Travaille avec des agents d'immeubles sans fidélité ou loyauté à long terme : conclure rapidement des one shot deals, empocher une commission, on passe au suivant. La fête à fils no 2 qui revient du Costa Rica d'un voyage "humanitaire" avec son école, plutôt une semaine sur la plage avec 10 filles de son âge - on ne le blâme pas. Il oublie négligemment de s'inscrire au cégep, bel avenir mon beau... la fête à mon chum, on va à l'italien simplement, je suis tellement malade, je ne remonte pas une mauvaise grippe...

avril : poisson. fête à mon frère, nous rassemblons toute la famille à la sala rossa pour un souper en famille (sauf les parents qui sont au far west). On y rencontre pour la seule et unique fois le chum de l'époque de ma petite soeur. Elle aura une grosse peine d'amour par la suite.

mai : chum a un deal. un bar. récupère le bail et on s'immerge au complet dans l'aventure de l'entreprise. bail et avocats, permis d'occupation, permis d'alcool, dépôt pour loyer, compte bancaire, fournisseurs, rénovations, comptabilité, etc. travaux qui dureront ainsi jusqu'au mois d'août, où le permis d'alcool est délivré en mi-mois après de longues pérégrinations. Je dessine et commande la cuisine chez ikea pour la maison.

juin : boîtes : déménagement en vue le premier juillet. beaucoup de boîtes et trucs à démonter, le chum est occupé au bar. un peu débile, juin, si je me souviens bien, mais en fait de job, c'est tranquille, à mon rythme, ça adonne très bien. Petite escapade en moto aux States, c'est la seule de l'année, ça fait du bien! L'Espagne gagne la coupe d'Europe au soccer, le bar n'est pas encore ouvert, on n'a ni permis ni écran géant.

juillet : déménagement en trombe. C'était pas si mal après tout. J'en ai déjà parlé. On a 15 jours pour sabler les planchers et construire la cuisine. On sait tous qu'on n'a rien fait de tout cela jusqu'en décembre, mais pas grave, les boîtes sont rendues et les meubles aussi! Yeah, on a déménagé!

août : permis d'alcool, ouverture du bar. Mon chum apprend à être un nouveau gestionnaire, jongler avec tout, 2 jobs et le manque de sommeil qui commence. J'ai des propositions pour un nouveau poste à la banque, j'y pense très fort. Promotion et utilisation de mes compétences-clés, très intéressant.

septembre : break! 1 semaine de fuite en auto aux États, avec chum, bord de mer, vignobles et NYC, la grosse vie sale, câlisse! Retour : conclusion de ma nouvelle entente de travail, je commence le 6 octobre à mon nouveau poste.

octobre : nouvelle job - vraiment bien. déffrichage à l'interne, comités de direction, sessions de travail, beaucoup d'écoute, de respect, de considération, j'aime bien. Très stimulant comme contexte de travail. renouer avec mes anciens contacts, l'accueil est chaleureux, je suis en terrain familier. Party d'huîtres : me suis décidée à "recevoir" malgré l'état piteux de la maison où tout est pêle-mêle et les meubles dans les mauvaises pièces et les trous dans les murs et le prélart dans la pièce qui n'est pas encore notre cuisine. Réussi : l'âme du party subsiste à travers vents et marées, peu importe l'environnement, parce que les gens, juste les gens, juste le plaisir, la communauté. Aussi là où les anciens collègues deviennent la compétition. Occulter la compétition, faire de mon mieux et garder mes amis.

novembre : la fête à jean jean bien sûr mais quoi aussi. Obama gagne les élections : réécriture de l'histoire internationale. Chez nous, la fatigue s'installe, c'est maudit!!!

décembre : après harper, c'est à charest à rentrer au poste : rien de neuf sauf un npd et un qs! On y est, on donne un coup pour installer la cuisine. les boîtes ikea se déshabillent finalement et momo joue de la drill sans fil à l'infini. On scie, on sable, on vernit, on branche, on débranche, on colle, on connecte, on file, on cuisine, on mange, on boît, on se repose! Fête de soeur, de fils no 1, réunion de famille, et chlock! l'année se termine. Le 31 : réveillon de la veille du jour de l'an au bar : une finition en beauté.

Qu'a-t-on appris? Que mon chum est un bon gestionnaire, qu'il sait peser le pour et le contre et qu'il réfléchit tout en passant à l'action. Il sait dealer avec les gens, c'est une bonne personne avec de profondes valeurs humaines qui lui servent plus que jamais à avancer dans la vie. Que les amis sont nos plus précieux atouts, ils nous aiment, nous supportent, apportent de l'amour et de la joie. Que je suis bonne dans ce que je fais et que mon ego peut se gonfler sans limite et je passe encore dans les cadres de portes; j'aime recevoir des compliments et j'ai dangeureusement confiance en mes capacités. Que la santé, c'est plus important que tout, qu'il faut la préserver et trouver le sommeil là où on peut; il vaut mieux apprendre à déléguer quelque fois et accepter un peu d'imperfections, pour pouvoir se reposer. Que plus on en fait, plus on est capable d'en prendre, c'est ainsi qu'on tend vers Superman et Wonderwoman. Qu'une job stable et 2 revenus fixes, c'est appréciable quand on se lance en affaires dans un domaine où l'on manque d'expérience. Que nos enfants seront toujours les nôtres et que, malgré qu'ils soient bousculés dans les déménagements, le peu de soin que nous leur accordons et tout le reste, ils nous aiment inconditionnellement. Que la communication est la clé de tout succès : sans elle, sans pouvoir me parler tous les soirs de ses défis, sans que je puisse lui jaser des miens, mon chum ne serait plus le mien. Qu'il faut savoir pourquoi on fait les choses : nous savons que cette course effreinée n'est pas vaine : elle aura une fin proche et elle a certes une utilité. Que l'énergie s'emmagasine mais qu'elle se dépense seulement quand on en a : c'est le temps de grandir, un jour nous serons vieux. Qu'on aime toujours faire de la moto même si elle n'est pratiquement pas sortie cette année. Que nous avons de bons caractères, tout le monde et nous aussi. Que nous ne voulons plus déménager pour quelques années : un peu fatigués vous savez. Que l'amour sait traverser bien des épreuves.

Bonne année à tous. Chaleureuses bises d'une compagne qui vous aime beaucoup!

modotcom xx

samedi 27 décembre 2008

l'ennui

j'ai quitté le boulot le 19 décembre en amenant quelques dossiers à la maison, puisque je ne reprends du service que le 29 décembre et qu'entre temps, il se peut que le client impatient se manifeste. Bref, c'est la fête à fils, son année chanceuse même : 19 beaux grands ans. L'ai-je croisé entre le travail et l'aéroport? Ah oui, je m'en souviens maintenant : je l'ai croisé, lui ai souhaité bonne fête, lui ai remis son cadeau de fête, un petit quelque chose, avec un certificat-cadeau pour s'acheter du linge, quelle bonne idée maman, oui, c'est vraiment bien, mais je t'aime, mais je vais bientôt partir à l'aéroport chercher tes grands-parents, tu sais, ils arrivent vers 19 heures 30, c'est pour ça que j'ai négocié avec mon boss de partir plus tôt. D'ailleurs, il y a tempête. Comme les chinois arrivent de San Fran à YUL via Toronto, mon homme pense qu'ils n'arriveront pas ce soir puisque 300 départs sur 1200 seront annulés de Toronto aujourd'hui - c'est ce qu'on en saura le lendemain. Pas grave, dans le sprint pour compléter les armoires ikea de la cuisine - je reçois TOUTE la famille à souper le 24, comme à chaque année, maison en chantier ou non, pas grave, on compte sur moi, ou plutôt je compte beaucoup sur moi. Je fais donc des armoires ikea ad nauseam, ma maman appelle plusieurs fois sur le cell : vol retardé d'une heure, ne pars pas de chez toi, vol annulé, on te rappelle lorsqu'on en aura un, bagages pas rendus de San Francisco, on va prendre un autre avion, ok, vol AC430, arrive à YUL à 23h30. Comme vous le savez, l'avion est arrivé à 1h30 le 20 décembre, le Tim Horton's de l'aéroport était plein, les gens dormaient presque sur les chaises, l'attente était longue mais mes parents sont finalement arrivés, sains et saufs, fatigués, du far west. Mes parents : mon papa. ma maman. à moi. à ma soeur. à mon frère. les grands-parents de mes 2 fils et de mes 2 nièces. Je les aime. Je les vois 1 fois par année. C'est la joie, le bonheur, le plus pur, les retrouvailles et réjouissances des fêtes en famille.

Ouf! il manque un bagage, on fait une réclamation. Il sera livré le 21 chez nous par un bonhomme joyeux qui sentira le pot. Encore un soir de tempête!

Je dépose mes parents chez nos amis qui nous ont laissé leur appart pour 10 jours, car chez nous, il y a le chat, la poussière, les rénos, et des fois, des punaises. Là il y a des livres, un sofa-lit, des plantes à arroser, le confort. et des voisins en bas à qui j'envoie un email à 3 heures du mat pour les prévenir qu'ils entendront des pas sur leur tête. On est maintenant amis sur facebook.

Ah oui, tout ce temps, mon chum n'est pas avec moi puisqu'il travaille au bar.

Mes parents sont arrivés, je rentre à la maison, me couche.

Les jours suivants sont une enfilade de suractivités : samedi je ne me souviens plus sauf le party le soir au bar, dimanche lunch sympa et vin avec maman et papa à la maison (il aime le vin mon papa et profite de notre compagnie pour en consommer à son goût), plombier et garage lundi (les freins ont lâché, je vous jure!), armoires ikea, boîtes du garage avec stock de cuisine à placer dans les armoires (enfin mes assiettes et mes tasses!), comptoirs de cuisine, téléphone travail, garage avant 17h30 le soir, pognée dans un bouchon dans plein de rues de la p'tite patrie (on saura le lendemain que c'est à cause du méga incendie sur christophe-colomb), mardi home depot manque des 90 pour le P en arrière du ABS, téléphone travail stationnement home dépôt, branchement lave-vaisselle, incluant choc électrique, il fonctionne pas, je redébranche tout et rebranche, les tites lumières s'allument, ikea pour coupe-vapeur lave-vaisselle, commissions pour bouffe du 24, reviens, incendie sur st-zotique, horrible, appelle chum au travail, traumatisée, veux pas que ça arrive, sapin, saq avec chum (le moment de plaisir que l'on prend : 4 minutes pour magasiner ensemble du vin - bonheur!), souper, découpe et installation armoire lavabo, lavabo, comptoir lavabo, mercredi 8am, dépeçage des poulets, bouillon poulet avec les restes, préparation vin chaud et épices, préparation pâte à tarte, plomberie acheter une nouvelle crépine- manque un morceau à la crépine ikea, ils ont jamais vu ça à la quincaillerie lambert, épicerie manque beurre et persil, retour maison, encore des camions de pompiers qui filent avec sirènes sur beaubien, maison confection confiserie pour cadeaux maison, confiserie au freezer pour pogner, emballage des cadeaux, déplacement des meubles dans les bonnes pièces, sacs à confiserie avec rubans, tarte chocolat poire, confection des rôtis de poulet au shitake, soupe, fils no 2 sur le décorticage des crevettes, encore fils no 2 sur la salade de fruits, maudit que ça travaille bien dans notre nouvelle cuisine, entrées, palourdes mandarines persil, pesto pour poisson, rôtis au four, patates, chum qui branche le drain du lavabo puis s'en va chercher du chinois à st-hubert chez amis aux parents - mon père s'est trompé de chemin, l'a emmené sur un boulevard avec 80 lumières, mange un cup-a-noodle parce que j'ai faim, la visite arrive, fils mettent la table, il faut ajouter des chaises, est-ce que ça rentre? comment on fait? fils no 1 organise des tasses avec bâtons de cannelle et rondelles d'orange et sert le vin chaud aux invités, on se réjouit, on mange, je capote, je suis trop ambitieuse, j'aime pas mon poisson mais tout le monde l'a fini, la soupe est bonne, tout est délicieux, on emballe les restes, mon père en veut car demain c'est férié il ne pourra pas s'acheter de la bouffe, ne rien jeter, on a déballé les cadeaux, moments magiques, mon frère a confectionné ses emballages, ma belle-soeur aussi, et ce qu'il y a dedans en plus, ma soeur a fait ses emplettes en 1 1/2 heure sur st-denis alors que mon père emmenait ses filles à imax pour une représentation de seulement 45 minutes, il fallait le faire, elle s'en est bien sortie!, ma mère nous a offert des cadeaux divers ramenés de voyages en amérique du sud, au vietnam, ici et là (mais comment font-ils pour bouger autant), offert des cadres à mes fils avec des photos de leur âge célébrant leurs talents respectifs, les nièces ont eu beaucoup de plaisir, couru, ri, pleuré, mangé du dessert et joué du xylophone vietnamien en faisant une finale pour la caméra. ils sont rentrés chez eux, mon chum a payé un taxi à mes parents parce que mon père avait visiblement trop bu comme le disait ma mère depuis le début de la soirée. Le salon est jonché de papier d'emballage et la table de vaisselle. dodo.

Le 25 au matin, mon chum et moi sommes en congé. Mes fils partent chez leur père célébrer Noël avec l'autre partie de leur famille. Nous sommes seuls, dans notre cuisine presque achevée. On déjeune. Que les céréales sont bonnes! Qu'il fait calme et bon... c'est le temps de lire le journal du 23 et celui du 24 décembre (on est abonné au Devoir, mais on a reçu une carte de Noël du camelot du Journal de Mourial - et vlan dans les dents de la belle bourgeoisie!). Ah pis non : c'est le temps de voir du monde! jacquot et mimi n'ont pas reçu notre invitation postale pour le party du 31 au bar quisqu'il me manquait 11 sous d'affranchissement. On va leur porter en personne à Ste-Victoire. Victoire, oh joie, ils sont là, chez eux!!!! stop antipasti de mimi et vin rouge, roule, roule, roule, reviens, soir, maison, manger restes, têtes à claques sur l'ordi puisque la tv est dans une autre pièce dans laquelle il n'y a plus de sofa, pas grave, je crois que l'ordi lit les dvd, oui, on regarde un film cucu appartenant à mes gars, avec b pitt et a jolie avant qu'ils n'aient une batch d'enfants ensemble. Vraiment con le film, vraiment idiot, pas sure si chum ne dormait pas sur le sofa. bref, dodo après. On était fini, fini, fini, pus capable.

26 : boxing day. Quelle perte de temps quand même. 2 heures de centre-ville bourré de jeunes qui courent partout et aucune aubaine. Je n'ai pas dépensé 100 piastres. Bonne fille!

Hier soir, toute ma famille a débarqué au bar, prendre un verre sur le bras de mon chum. Ma belle-soeur a joué au pool. Ma soeur voulait encore essayer le boléro crocheté en mohair que je portais et dont j'ai hérité de la meilleure amie de ma mère le 24 car droit d'ainesse vous savez... Je les ai reconduits à la maison et suis rentrée me coucher.

Levée ce matin, plombier encore : sa soudure de lundi coule depuis - on voulait pas le déranger le 24 ni le 25. Rappelle la locataire en haut, nous allons couper l'eau, pourriez-vous laisser couler la champelure pour drainer le circuit? Merci! Oui, oui, merci. Encore seuls, lui et moi, emplettes pain fromage, vin, lunch à 14heures avec un ami à la maison, on aime ça les gens qui arrêtent, c'est pour ça que l'on veut une cuisine conviviale. Sieste car chum travaille ce soir. Mal au ventre, hyperacidité, feele mal. PJC : Maalox, Tums, Pepto Bismol? Non, opté pour Alka Seltzer, parce que c'est pétillant. Puis un doritos, saveur nacho cheese. petit format. Glissé sur les trottoirs glacés jusqu'à la maison (au PJC, il y avait un monsieur qui faisait clic clic avec ses souliers à crampons dans les rangées - il y en a des weirdos...)

Mes parents viennent souper demain, je ferai de la paella. Lundi, nous allons souper avec les meilleurs amis de la famille, sur la rive-sud - mon chum viendra pas parce que le repos c'est important - mes parents comprennent ça. Les enfants de nos amis sont revenus de la Chine, avec leur progéniture. Nous serons environ vingt-deux incluant 2 jeunes bb de leur côté, ce sera joyeux. Puis mardi, mes parents repartent au far west - je ne sais à quelle heure, comme je travaille déjà, ma soeur les conduira à l'aéroport - d'habitude je me tape Trudeau à 6heures du mat sur la 20, et puis je rentre finir ma nuit, mais cette année, début dans une nouvelle job, je serai au bureau le 30 décembre. Je passerai chez ma soeur reprendre les clés de l'appart de mes amis pour aller faire un peu de ménage, sortir les poubelles et laisser un petit cadeau de merci pour l'hospitalité - mes parents sont très propres mais ils ont quand même utilisé 2 serviettes pour se laver cette semaine.

Mais ce soir, voilà : 20 heures 15 : personne à la maison, le chum qui travaille au bar, des livres à lire, des rénos à faire, un sapin à démonter (y est ch'nu, laitte pis y m'écoeure c't'année), du ménage à faire, un bain à prendre, mais rien : la poussière est tombée et je m'ennuie.

vendredi 5 décembre 2008

le monde non virtuel


Lise pense que je suis occupée dans le monde non virtuel. Il est vrai. Je vous salue Marie et vous récris après l'Avent.

Bonjour et sourires à tous!

votre humble soussignée,

modotcom

vendredi 14 novembre 2008

cinq à sept


Cinq à sept ("five to seven") (pronounced "sank-ah-set") means Happy Hour in Québécois. It is a Quebec French term for a time in the afternoon intended to be spent with friends or colleagues, enjoying light pre-theatre meals, cocktails and hors d'oeuvres, or to escape rush hour traffic. A "cinq à sept" is held before the normal dinner hours and is not strictly between five and seven o'clock.

Dans la métropole, ce concept est familier. En ce qui me concerne, il a lieu religieusement le jeudi en fin de journée (les enfants sont grands, les horaires à la job le permettent) et j'y retrouve des amis qui comme moi, terminent leur journée de travail. Pour mon chum, c'est la recherche effrénée de la formule gagnante, celle qui attirera du monde dans son bar le jeudi soir (car le 5@7, avouons-le, est beaucoup plus populaire le jeudi que les autres jours de la semaine - c'est le rituel marquant l'impatience de débuter le week-end). Happy Hour à l'ouest de St-Laurent, où les drinks sont moins chers, où l'on attire les dames à grands coups de bonne musique et barmen sexy, afin d'attirer l'ultime client : l'homme assoiffé au portefeuille bien garni.

On attire la femme qui attire l'homme...

Ce qui m'amène à vous rappeler les origines du cinq à sept, qui a encore gardé tout son sens dans notre mère patrie; voici ce qu'on en dit :

Avoir un cinq à sept, se faire un cinq à sept. Avoir une aventure extra-conjugale entre le travail et la vie familiale.

In France, cinq à sept is a synecdoche for a visit to one's mistress, derived from the time of day Frenchmen would make such a visit.

"Love in the afternoon : In Paris, no one makes love in the evening any more; everyone is too tired." So sighs a character in Francoise Sagan's latest novel, La Chamade, and so to a breathless world was revealed the latest innovation in French amatory technique. In the days of Maupassant, mustaches and mistresses, the affluent Frenchman could not do without his cinq a sept—the 5-to-7 p.m. evening liaison with his paramour. Then he dashed home for a 7:30 dinner with his wife. All of that, as La Sagan sadly reports, has changed.

Puis en 79, Diane Dufresne nous chante le Cinq à Sept par Plamondon :

Prends le temps de fumer
Une cigarette
Va-t-en pas déjà
Y'fait frette
Dans mes draps
Quand t'es pas là
Même quand la chaufferette
Est au boutte
Conte-moé pas
D'histoires à dormir deboutte
Ta femme t'attendra
Pour une fois

Tu viens m'aimer
De cinq à sept
Et pis tu t'en vas
Quand je me retrouve
Toute seule devant mon assiette
J'aime autant me faire venir une pizza
Quand je pense que t'as jamais goûté
Mes crêpes Suzette tu sais pas ce que
Tu manques penses-tu toujours à moé
Quand tu couches avec ta Ginette
De l'autre côté de la cassette
Si tu prends la peine de l'écouter
Y'a une chanson de ma chum Bette
Qui dit à peu près ce que je pense de toé

Prends le temps de fumer
Ta cigarette
Va-t en pas déjà
Y'a des soirs
Où t'es pas dans ton assiette
Pis y'a rien à faire
Pour te plaire
Ces soirs-là
Tu pourrais passer tout drette
Une fois de temps en temps
Ça me ferait peut-être du bien
De pas te voir la binette

Quand tu t'en vas dans ta corvette
Mon doux que t'as dont l'air de trouver beau
Tu te prends peut-être pour une vedette
Oui mais avec moé tu te trompes de scénario

Tu viens m'aimer
De cinq à sept
Et pis tu t'en vas
Qui c'est que tu penses que t'es
Pour me traiter comme ça?
Tu vas finir par me mettre à boutte
Penses-tu que chus le genre de fille
À me contenter des miettes?
Si tu veux t'en aller
Ben va-t-en donc une fois pour toutes
Que j'en aye le coeur net

Veux tu que je te fasse un gin gimlett
Va-t-en pas comme ça!

La prochaine fois qu'une personne du sexe opposé vous invite au cinq à sept, elle ne devinera peut-être pas d'où vient votre sourire...

jeudi 13 novembre 2008

il n'est pas interdit de penser


... encore moins de réfléchir, rêver, tergiverser, se perdre dans ses nuées, stratég(...?), structurer, débattre, fantasmer, se parler mentalement (avec la bouche ouverte mais le son à "off"), se confondre, errer, se rappeler, comprendre, calculer, inventer, bref, mêler et démêler sans arrêt la matière grise qui loge dans notre crâne, pour l'avancement de la race humaine, mais surtout pour le plaisir d'être.

Cogito ergo sum.

Philosophie d'un jeudi midi.

Sera suivie du coquetel à dix-huit heures.

Tchin, tchin, gracias!

mardi 4 novembre 2008

renaissance

ceci est une vaine tentative d'influencer le vote de mes frères et soeurs de ce monde, dans leur territoire exclusif.

Redonnez à l'Amérique ses lettres de noblesse : l'espoir, le progrès.
Il faut reconstruire votre pays, vous serez un meilleur citoyen du monde. Nous avons besoin de vous.

Please, vote for change!

mardi 28 octobre 2008

l'élégance du hérisson - exposition littéraire


J'aimerais vous entretenir de littérature ce matin. Je voulais débuter mon billet avec une définition sans équivoque de la littérature et ai fouillé Wikipedia, mais j'ai eu une mauvaise surprise : rien de précis, concis, qui aurait conféré l'aspect technique de la littérature. Je ne retrouve ni mon Larousse ni mon Robert jouant à cache cache dans mon garage. Pourquoi ne sont-ils pas encore en ligne ces académiciens poussiéreux?


Effectivement, je voulais parler de littérature au sens académique du terme. C'est-à-dire : je viens de terminer la lecture de L'Élégance du Hérisson, de Muriel Barbery. J'ai adoré le roman, mais la première chose qui m'est venue en tête après 25 pages de lecture, c'est qu'il s'agissait de plus que cela, il ne s'agissait pas juste de l'art de nous divertir, de nous transporter et faire vivre diverses émotions, il s'agit d'une technique, celle de l'écriture. Ce qui nous frappe lorsqu'on entame un ouvrage d'un auteur qui nous est peu familier, c'est son genre, son style, incluant les tournures de phrase, le langage, le vocabulaire.


Vocabulaire : c'est celui-ci qui m'a fait le plus mal à la lecture de L'Élégance du Hérisson. Il a insulté mes 41 ans dont 20 ans d'école, mes lectures de journaux, ma job en communication. C'était un vocabulaire "littéraire", je ne crois pas que les gens parlent comme ça dans la rue, mais quel savoir quand même! Quelle érudition! De tels mots, sortis de la plume d'un être humain qui parle la même langue que moi, lus et compris par au moins trois de mes consoeures qui m'ont précédée dans l'aventure, me font prendre conscience que notre vocabulaire est limité : limité à celui de notre entourage personnel, professionnel, médiatique, etc. et qu'on peut très bien finir sa vie, bienheureux, en ne maîtrisant l'usage que d'un modeste millier de mots.


Je vous ferai l'énumération des mots que j'ai découverts au fil de ma lecture, je ne sais pas combien il y en a sur les 356 pages du roman, mais il y en a un tas, de ces mots que je ne connais pas pour ne jamais les avoir entendus, lus, prononcés, compris, ou utilisés. Vous m'en direz des nouvelles; j'accueille bien sûr vos commentaires mais également tout éclaircissement ou définition sommaire qui m'évitera la tâche laborieuse d'en trouver le sens en l'absence de mes dictionnaires en papier.


Cela dit, malgré l'éructation de mots savants qui vous laisse un goût d'ostentation et vous freine l'appétit, le plaisir de la lecture s'installe rapidement. On se rend compte que cette élégance et ce raffinement sont la trame même de l'histoire et confèrent au roman un statut artistique, en fait quelque chose de "enlightning" comme je dis si bien en français. Malgré ces difficultés linguistiques, on saisit très bien le sens du livre et on se laisse emporter librement, jusqu'au sanglot de la fin. À lire absolument!


Appréciez la beauté et la complexité de notre langue. Voici ladite énumération : noms accordés, verbes conjugués, le tout tiré tel quel du livre, donc ci-dessous quelque peu hors contexte - vous m'en excuserez à l'avance, car je ne veux pas vous vendre le punch, je vous encourage plutôt à retrouver ces merveilles dans le roman même. Et non, je n'ai pas honte de vous dévoiler mes limites vocabulistiques :


hubris


dysphonie


velléitaires


plébéiens


inique


vacuité


gogues


a fortiori


patricien


bouffance


lavallière


mansuétude


incunable


maul


ânonnait


poujadistes


superfétatoire


veules


phénoménologue


phénoménologie


mouise


scolastique


midinette


noématique


opprobre


pataquès


khâgneux


transformiste


congrue


neurasthénique


bidasses


s'enkyste


conatus


réquisits


fratrie


dérivatifs


vindicte


faconde


sujétion


idiopathiques


démiurges


gausse


blatte


pithiatique


aménité


affects


levantine


munificence


ignominie


poncifs


étiques


probité


sagacité


habeas corpus


kolkhoze


fruste


haubans


accastillage


avitaillement


brandebourgs


céans


frondaisons


alose


vendredi 17 octobre 2008

tchin tchin it's friday*


comme diraient les prolétaires... Bon week-end, je trinquerai! Soleil tout le monde!


* My god is the winemaker (on choisit ses dieux)...

mardi 30 septembre 2008

oktoberfest and the libras of the world...

Vous ai-je déjà dit que le mois d'octobre était celui de ma célébration? C'est un "moi" très narcissique que le "moi" d'octobre. Lorsqu'arrive octobre, je ne peux m'empêcher de penser à mon anniversaire qui s'en vient, avec mon party d'huîtres, mes amis. Mais je pense aussi à toutes ces balances que je connais et qui, avec moi, occasionnent une cascade de fêtes tout le mois durant. Je remarquai récemment que beaucoup de balances du mois d'octobre se ressemblaient : créatives, vivantes, sociables, expressives, entreprenantes, positives, généreuses, et modestes! On dira que je ne crois pas à l'astrologie; pourtant, certaines coïncidences sont quand même étranges. Je célèbre donc ce beau mois qui débute demain. Que l'on soit balance ou scorpion, octobre nous donne quand même les magnifiques couleurs de l'automne, l'Action de Grâces - dernier long congé avant les Fêtes - ainsi que la fête aux étranges coutumes qui permet aux plus jeunes de se sucrer le bec, à PJC de faire beaucoup de sous, et aux plus vieux d'incarner leur personnage favori pour toute une soirée!

lundi 22 septembre 2008

bonne fête huguette


huguette, femme de ma vie pendant 18 ans - ma plus longue relation à vie à ce moment-là, c'était ma partner de travail pendant tout ce temps; 20 ans nous séparaient, comme mère et fille. Je ne peux pas te parler tout de suite, j'ai un meeting de développement important ce matin; si je pense à toi, j'aurai de la misère à gérer ma carrière. Bonne fête huguette, on se reparle tantôt. Je t'aime plein plein, passe une bonne journée!

samedi 20 septembre 2008

la switch à on


La motivation met la switch à on, allume le moteur. Elle nous sort du lit le matin malgré une levée du corps des fois peu biorythmique. La motivation nous entraîne dans le métro pour partager en grande promiscuité notre espace vital avec d'autres lèves-tôt. La motivation nous garde actifs dans nos activités quotidiennes, sans relâche ni repos. La motivation nous couche heureux le soir.

Est-on bien fait, oui, ou non? Chanceux sont ceux qui sont motivés et qui ont le moteur en marche. Les autres, en mode de contemplation, ont-ils eux aussi la motivation? Existe-t-elle à différents degrés ou est-elle simplement générée par différents intérêts, dirigée vers l'atteinte de différents objectifs, tous et chacun modelés en fonction de notre vision du bonheur. Ne vous méprenez pas, ceci n'est pas l'antithèse de l'éloge de la lenteur, non non. Seulement une analyse de ce qui nous fait bouger (vite ou lentement, plus vivement ou plus doucement, c'est selon).

Moi, je préfère les jours où je suis plus motivée à ceux où je le suis moins; cela me procure un sentiment d'accomplissement, aussi futile soit-il - tout est relatif. Quand je suis motivée, je sens que ma vie a un sens, je m'épanouis à travers l'action. Quand je suis moins motivée, je me pardonne en disant que mon corps et mon esprit se reposent, mais je pense souvent (à tort ou à raison) que je gaspille mon temps, qui se fait plus rare dès lors que je vieillis. Je me motive en écoutant de la musique vivante, en pensant à des bons moments, en riant, en lisant, en m'inspirant des autres, en pensant à mes parents si heureux, et en voulant tout simplement être Wonderwoman.

Bon, l'introspection est terminée pour ce soir, mon moteur est bien en marche, je vais bouger un peu! Beubye, and keep the switch on! You keep me alive and well!!!

samedi 13 septembre 2008

insomnie


je l'aime, je l'aime pas, je dors mal lorsqu'il n'est pas là. Partie plus tôt du bar, n'aime pas être là en femme seule, meat market, hommes saoûls, dégueulasse, malsain. Pas envie de boire. Rentrer, dormir, décrisser. Oups, voilà que je me réveille quand il rentre. Inévitable. Impossible de me rendormir. Suis-je encore fâchée? Tout est plus dramatique la nuit; surtout : s'abstenir de parler sinon on dit les mauvais mots. Faire semblant de dormir. Ne pas se coller. Surtout, ne pas donner d'amour. Tourner en rond. Il s'endort. Insomnie : comptoir en inox, spots, lave-vaisselle, plinthe de la salle de bain, blogue, insomnie, lire, peinture du couloir, décrisser, faire ma vie, vendre la maison, acheter sa part, rénover la maison, prendre ma vie en main, ne plus l'attendre, ne plus vivre en fonction de, faire de l'argent, décrisser, rénover, annuler le party d'huîtres, aller à la poste pour envoyer les invitations, Ikea, allumer l'ordinateur, réveiller les enfants, ne pas aller chercher le chat, ne plus vouloir voir le chat, finir la salle de bain, scie et boîte à onglets, l'homme de ma vie, je l'aime, il dort, oui oui, je l'aime encore, dormir, ne pas m'énerver, rester objective, toujours respirer par le nez, aimer la maison, être bien, je suis bien, nous sommes bien, fatiguée, insomnie, me lever, et puis non... le meilleur remède contre l'insomnie : la paresse de me lever, qui d'un coup cloue mon corps entier au matelas, puis je m'endors.

Ce matin : pas parlé, il est parti, je suis partie, chacun de notre côté. Je suis revenue, il n'est pas là mais il m'a acheté des bagels, j'ai commandé un lave-vaisselle. Ce sera une bonne surprise. Nous pourrons souper ensemble.

jeudi 4 septembre 2008

quand l'amitié dépasse les bornes


Rappelez-vous les fois où l'amitié a dépassé les bornes. On vous témoignait trop d'amitié, vous auriez aimé être traité comme les autres, pas comme un(e) ami(e).

Moi non. Pas une fois. L'amitié pure et sincère est la plus grande richesse.

Un soir cette semaine, l'amitié a passé APRÈS l'entreprenariat, ah oui!? C'est drôle comment tout d'un coup un ami devient un entrepreneur et prend à votre égard des décisions commerciales et non plus des décisions amicales... Amère déception. Ma plus grande consolation ce soir-là : alors que j'étais époustoufflée devant autant d'aveuglement, j'avais à mes côtés l'homme de ma vie qui partageait mon opinion et n'en revenait pas qu'on traite ses amis ainsi.

Cet homme et moi avons les mêmes valeurs et les amis passeront toujours avant le reste. Avant les sous, avant les clients, avant la business.

Je l'aime mon homme et les vrais amis sont précieux!

dimanche 31 août 2008

ces riches que l'on adore

Hier, ma chum me disait "Maudit qu'il y en a des gens avec d'l'argent, qu'est-ce que j'ai fait de pas correct dans vie, cou' donc?". Ouais. Lorsque j'étais petite, puis ado, puis jeune adulte, j'étais une artiste, j'haïssais l'argent (quand on est jeune, on "haït" parce qu'il n'y a pas de demi-mesure). Les riches étaient cons. L'argent, c'était dégueulasse. C'était presque idiot d'avoir une job et c'était certes être vendu que de travailler pour une grosse entreprise. Ca manque de principe.

Voilà : j'ai lâché les beaux-arts à Concordia à l'âge de 19 ans, ai pogné un appart avec celle qui est encore ma meilleure amie et suis allée travailler comme réceptionniste dans une grande entreprise de financement. Au début, je ne me sentais pas à ma place, à la fin non plus (+18 ans). Entre les 2, on s'accoutume au concept de cash, surtout, à ce qui va avec : les lunchs au resto. Les souliers. Les bouteilles de parfum. Le linge. Le vin. Le steak. Le pain bio. Le cellier. Les voyages. Dans le sud. Aux États. En Europe. Le golf. Le ci, le ça. On y prend goût en se disant qu'on n'a pas besoin de tout ça, qu'on est quand même privilégié, que si on en avait plus, on le donnerait... Sais pas hein?

Bref, je disais à ma chum hier, ce qui est fantastique dans notre vie, c'est que nous soyons entourées de gens vraiment riches, dans le portefeuille et dans le coeur. Avec des moyens financiers très différents et des idéaux opposés, ils sont tous et chacun tellement généreux. Quelle belle fin de semaine nous avons passée, avec nos amis riches et généreux, ne trouves-tu pas? On a eu du plaisir, on a bien mangé et bien bu, nous étions tous vêtus, carossés et logés, et nous avons pu fêter et philosopher, sans se préoccuper de la faim, de la maladie ou du froid.

C'était bien quand même...

mercredi 27 août 2008

reset


mangé, pleuré, dormi, câliné mon chum. l'homme avec qui je vis est un être d'exception; il est calme, aimant et propose des solutions.

I can see clearly now the rain is gone
I can see all obstacles in my way
Gone are the dark clouds that had me blind
It's gonna be a bright, bright sunshinin' day
It's gonna be a bright, bright sunshinin' day

mardi 26 août 2008

décrissage en règle


Faut savoir que mon chum et moi avons des jobs plates à la banque. Lui depuis le mois de mai, alors qu'il a eu l'opportunité de partir une business avec son pote; moi depuis quelques semaines, alors que je ne m'associe pas avec la gang de peddlers que sont mes confrères. Faut savoir que mon chum a saisi l'oppurtunité en mai et que depuis, nous avons travaillé, lui, son pote, Manon et moi, à rénover un bar de quartier. Il a eu son permis d'alcool il y a 10 jours et mon chum et son pote passent par toute la gamme des émotions, voulant que ça lève mais n'étant pas encore tout-à-fait organisés.

Faut savoir que mon chum et moi avions un projet de déménagement planifié pour le 1er juillet avec des rénos majeures pour s'installer dans notre 3e maison en 5 ans.

Faut savoir que l'opportunité du bar a tout bousculé.

Faut savoir que nous avons déménagé et que la maison est un chantier qui n'avance pas, où personne ne travaille, où la peinture n'est pas faite et l'électricité non plus, où 1/3 de la maison est hypothéquée car le recouvrement est enlevé en attendant l'électricité et où ma vie est dans des boîtes dans le garage double qui nous coûte si cher.

Faut savoir que je ne suis pas partner avec mon chum dans son bar mais que depuis peu, je suis sa partenaire de vie, celle qui consent des sacrifices pour le bien du couple, à long terme. Lui aussi fait des sacrifices mais ça, il l'a choisi.

Faut savoir que mon chum est au bout du rouleau, qu'il ne dort pas, qu'il fait un shift de jour et un de soir et que sa blonde essaye de pas lui mettre de pression pour avoir une maison décente, elle fait de la bouffe quand l'énergie est là, et l'aime, essaye d'être un support mais ne se sent pas à la hauteur de la tâche.

Faut savoir que nous avons un chat, nommément Brooklyn, bb poilu.

Faut savoir qu'il nous réveille 2 fois par nuit, soit à 1 heure du matin pour sortir et à 5 heures pour rentrer.

Ce matin, j'ai peté ma coche, j'ai garoché mes oreillers dans le store à 5 heures du matin et déclaré que j'allais tuer le chat.

À 8 heures, alors que mon chum part pour le travail, je lui déclare que je ne serai pas à la maison ce soir, je serai partie. Partie où? Partie, chais pas, ailleurs, chu écoeurée du chat et de la maison qui me rendent folle. Mon chum me demande le # de l'électricien qui doit venir cette semaine. Il viendra pas, que je lui dis.

J'envoie un email à mon chum au travail avec le # de l'électricien, paquete ma brosse à dent avec 2 livres, des bobettes et des bas, et je décrisse dans ma batmobile : la volvo que mon beau-père m'a vendue récemment. Kin toé, pis c't'avec ton char que je m'enfuis!

Décrisser, loin, loin, chais pas, Baie St-Paul, Sept-Iles, Gaspé, puis revenir vendredi car vendredi, mes fils reviennent à la maison, je serai reposée j'espère.

Décrisser, car ce matin, une violence adolescente me hantait, me chauffait les avant-bras et me fouettait de pulsions suicidaires et destructrices. Je tuais le chat ou me pendais. Avec du recul, je me dis qu'il faudrait vraiment que je fasse mon testament, Donald, fais-moi y penser, on sait jamais.

J'embarque sur la 40, vers l'est, premier objectif : Baie St-Paul. Je roule les yeux fermés, la radio dans le fond, sur le pilote automatique, la route glisse toute seule. Près de Trois-Rivières, le traffic ralentit et moi aussi. Mes pensées ont déjà beaucoup vagabondé. Lors des premiers 70kms, le coeur me levait lorsque je pensais à la ville, à mon quartier, à la maison, au chat qui braille dehors. Quand je pensais à mon chum, je me disais que je l'aimais mais que si je revenais pas ce soir, il comprendrait pas, il m'en voudrait tellement. Même si j'ai vraiment besoin de partir, de voir le fleuve, prendre des photos des oiseaux, marcher dans le bois, lire des livres, prendre un bain, dépenser de l'argent, me saoûler, m'évader, avoir des vacances. Oui mais. Oui mais mon chum aussi aimerait tellement ça. En fait, comme je m'endors au volant, je me rappelle que c'est avec lui que j'aime le plus faire de la route, j'aime partir avec lui, reposer ma tête sur son épaule. Et puis fuck, je n'y pense plus. Je continue à rouler et puis je me dis que non, je pourrais tout crisser là. Cette violence adolescente qui quelquefois m'a fait foutre en l'air ma vie le temps de cligner des yeux et de prononcer des mots auxquels je n'avais pas pensé. Je devais être une alcoolique toxicomane dans une autre vie, j'ai toujours peur de perdre la carte, alors même quand je veux m'évader, je n'y arrive pas. Quand je vois les panneaux de chevreuils et orignaux sur la 40, du coup, je me réveille, je fais attention. Mon but n'est plus Baie St-Paul, je vais aller à Québec. Voir le Louvre. Pis non, pas envie d'aller tripper toute seule, veux juste la paix. Ok d'abord, vais aller me ressourcer à l'Ile d'Orléans. Mon chum me manque déjà. Il aimerait tellement ça, conduire, s'évader, il en a tellement besoin. Il a tellement besoin de moi et je suis en train de l'abandonner. Je l'appelle longue distance. Je lui dis que je suis fatiguée et que j'ai hâte aux vacances. Il me dit que lui aussi, qu'on doit tenir bon, c'est dans 10 jours, on donne un coup puis on décrisse. Ensemble. Pas seule, pas de suicide, pas d'accident, pas de destruction. Ensemble, lui et moi, partenaires de vie, que je m'en allais foutre en l'air pour un caprice d'un matin.

Je me rapproche de Deschambault. Ma vessie m'appelle violemment et le désir de rebrousser chemin. Ça fait presque 3 heures que mon esprit erre sur l'asphalte du Québec. J'arrête au Subway, mange de la cochonnerie, emprunte les salles de bain, fais le plein, et reviens.

Le chemin est plus court au retour. Pas embrouillé. Ensoleillé.

Je suis fatiguée et j'ai envie de pleurer.

La vie est belle mais dieu que je suis conne. Y a des boutes, j'm'écoeure vraiment d'être si gnochonne...

jeudi 21 août 2008

quartier virtuel


Depuis les temps modernes, je profite de mon quartier virtuel autant que de mon quartier résidentiel et j'avoue en retirer autant de bienfaits.

Bienvenue dans mon QG; vous savez ce dont a l'air mon chez-moi virtuel, pareil à ma vie réelle : ouvert, pêle-mêle et chaleureux. Je me promène régulièrement dans mon quartier virtuel, notamment pour m'amuser avec mes amis sur facebook, chercher mon chemin sur google et répondre à mes difficultés sur wikipedia. Je me ressource, apprends, m'enrichis et échange chez zoreilles, gaétan, pierre, donald, pierre-léon, renart et les autres. Sans trop dépenser d'énergie, du bout des doigt et du fond du coeur, espresso allongé à côté du clavier. Quelle joie de vous avoir dans mon merveilleux quartier virtuel!


mercredi 13 août 2008

vie de quartier


On ne parle pas ici du quartier DIX30 qui utilise le terme de "quartier" pour tirer parti de son évocation positive.

Wikipedia, après avoir parlé de quartier d'orange, décrit "quartier" comme suit :

Le terme de quartier renvoie également aux parties d’une ville considérées d’un point de vue de voisinage, c'est-à-dire à une portion de ville définie en termes de proximité par rapport au logement. Cette deuxième dimension de la notion de quartier renvoie plutôt aux pratiques et représentations que les habitants ont de leur ville. Le quartier se définit alors par les lieux de sociabilité qui structurent la ville au niveau local : rues commerçantes, équipements publics, espaces verts, etc.

J'adore habiter dans un quartier. Tout le monde habite dans un quartier. Montréal est pleine de quartiers. Dans mon quartier qu'on appelle La Petite Patrie, il y a :

- des maisons collées;
- des voisins à chaque étage et à chaque porte;
- une ruelle;
- une station de métro;
- un facteur;
- des vélos accrochés aux arbres;
- un dépanneur "Metro Fruits";
- un salon de coiffure et de pose d'ongles;
- un centre d'hébergement pour personnes âgées;
- une boîte aux lettres rouge;
- une borne fontaine rouge;
- un dépanneur en face de l'autre dépanneur;
- un restaurant vietnamien;
- une boulangerie tenue par des nord-africains;
- un restaurant chinois;
- un saucissonnier;
- un Renaud-Bray et un Raffin;
- LL Lozeau;
- une boulangerie kashère;
- une papeterie du Plateau;
- la SAQ sur 2 étages de pur bonheur et d'extorsion;
- des derrières de commerces;
- la Plaza St-Hubert;
- des clôtures et des garages de ruelle;
- Le Petit Medley;
- un Jean-Coutu;
- la défunte Étoile;
- des magasins de robes de mariée;
- la fruiterie Pousse l'Ananas;
- un chocolatier et glacier maison;
- une biscuiterie Oscar où je retombe en enfance et où il me coûte 5 piastres pour me donner des caries...;
- un resto de quartier;
- un Sushi Shop;
- une animalerie;
- un Nutranimo;
- un McDo;
- un magasin de jouets;
- une Banque Nationale;
- une Caisse Pop;
- une aute brasserie;
- une quincaillerie Rona avec le nom du propriétaire dessus l'enseigne;
- un bain flottant;
- un resto pour déjeuner;
etc.

Tout ceci est accessible sans traverser plus de 2 rues et bien sûr, à pied. Génial le week-end pour les brioches et la Presse du samedi en gougounes!

Si je m'aventure dans mon quartier étendu, mais toujours à pied, je me rends jusqu'à :

- la rue St-Denis;
- la rue St-Laurent et la Petite Italie : Milano, Pâtisserie Roma, Caffe Italia, Quincaillerie Dante, Pizzeria Napoletana; Caisse Populaire Canadienne des Italiens (?);
- la rue Mozart : Motta et le Tre Marie;
- le marché Jean-Talon et sa nouvelle faune bourgeoise avec stationnement souterrain (à pied, j'ai dit);
- la rue St-Zotique avec ses restaurants italiens bien sûr mais aussi mexicain, boucherie sud américaine, restos de tous acabits;
- le Vice Versa avec sa centaine de bières, sa magnifique terrasse et son assiette de fromages;
- le Parc Laurier et la piscine Laurier;
- Marie vermette et ses fleurs;
- l'épicerie Metro où mon 2e ado emballe les emplettes des clients;
- le chic Plateau Mont-Royal;
- la station d'essence et l'autre Jean-Coutu;
- un spécialiste des produits de la Gaspésie;
- une épicerie fine méditéranéenne;
- la rue Bellechasse, le Canadian Tire et chez Villeneuve;
- une église, ou 2 (ou 3 même!);
- notre futur bar de quartier, coin St-Laurent/Bernard (le nôtre, je veux dire le VRAI nôtre)...

Mon quartier manque encore de bibliothèque à proximité, pas vu non plus le poste de police (pas cherché), et puis sais pas où se trouve le nettoyeur. Encore quelques semaines d'exploration urbaine.

Et enfin, un quartier, ça se vit à pied, préférablement au soleil avec des lunettes foncées (quand il commence à pleuvoir, on n'est jamais très loin), le sourire aux lèvres, le bonjour prêt à sortir, l'ouverture d'esprit et le sens de la découverte... La vie de quartier, c'est un pur délice.

gagner sa vie

La vie, elle est gagnée dès lors que maman nous met au monde. Généralement, on est le fruit de l'amour, ce qui en soit est un énorme cadeau.

Employer "gagner sa vie" pour exprimer "subsister", je crois que c'est mal dit. Gagner c'est plutôt le contraire de perdre. Or, perdre sa vie, ça semble assez grave, c'est le plus grand gaspillage. Alors que "gagner" voudrait dire "décrocher le gros lot". Quand je pense au gros lot, je sais que je l'ai déjà décroché; je suis une femme comblée.

Je voulais plutôt parler aujourd'hui de subsister. Je pensais à cela hier alors que je flânais dans les rues absorbant tranquillement la douceur de vivre. Donc : travailler pour subsister s'oppose à "faire carrière", "oeuvrer", "être au service de"... avoir une mission, une vocation. Il faut effectivement posséder un moyen de subsistance lorsqu'on vit en ville et qu'on n'est pas autosuffisant. À mon plus grand regret, on ne peut pas juste se promener le matin dans son quartier, aller faire les courses l'après-midi en marchant au soleil dans la Petite Italie, Ipod enfoncé dans les oreilles, passant le tourniquet de chez Milano après avoir siroté l'espresso au Caffe Italia, puis passer l'après-midi à préparer de la bouffe... ce que j'aime tant faire lorsque je suis une entrepreneure délinquante passant toute ma journée "sur la route".

Il y a longtemps, lorsqu'on vivait en campagne, on se levait tôt le matin, on cultivait notre champ et veillait à nos animaux; c'était notre bouffe, on n'avait pas besoin de travailler en plus pour manger. Encore plus avant, quand c'était l'heure du lunch ou quelques heures ou jours avant, on chassait le lièvre, le canard ou le cerf et on cueuillait des baies et champignons que l'on ne sait plus différencier maintenant. On célébrait également notre adresse à ces exploits (maintenant, on regarde les JO à RDI). Est-ce qu'on "gagnait sa vie" à cette époque? Peut-être plus qu'aujourd'hui. Est-ce qu'on subsistait? Peut-être que oui, aussi.

Un jour, on a fucké la donne en rajoutant "prospérité" dans l'échelle des valeurs. De kossé?

Lorsqu'on gagne sa vie maintenant, on passe le plus clair de notre temps à des activités qui ne sont pas - comme on souhaiterait - du pur loisir ou du prélassement, mais bien du labeur ne nous menant pas à notre bouffe mais seulement au guichet automatique, puis ensuite à l'épicerie. Qu'il est loin, le petit lapin...

Puisque l'agriculture nous a théoriquement donné plus de temps depuis que nous ne sommes plus des chasseurs-cueuilleurs, faire carrière répond aussi à un besoin actuel de réalisation de soi. Je ressens ce désir de réalisation, comme plusieurs de notre époque - mes fils ados se réalisent à travers la socialisation, la fête, l'inhalation de substances toxiques et l'expiration de différentes fumées, l'exploration des elixirs de houblon, le visionnement de films et l'exécution exaltée de jeux électroniques et de musique endiablée. À mon âge, c'est un peu différent. J'aime me réaliser par ce que j'accomplis au clair de mes journées et à long terme. Mais je suis loin d'être une missionnaire, j'ai l'impression que la réalisation de moi-même se manifeste par la reconnaissance de mes acquis et je suis donc à la conquête inespérée de la reconnaissance professionnelle. J'ai 20 ans de carrière en arrière de la cravate (beaucoup d'hommes ont fait carrière, c'est pour ça qu'on dit cravate et non chignon) et j'attends qu'on me rétribue et qu'on me gratifie pour mon expérience, que l'effort requis pour "gagner ma vie" soit moins grand qu'auparavant lorsque j'étais jeune et "green" et que j'avais toutes les preuves à faire. C'est fou, dans une société bien faite, j'arrêterais d'y penser et je serais en train de former la relève.

Cela dit, j'ai le loisir d'être exigeante et insatisfaite (car je suis en santé et pas pauvre). Plusieurs de mes collègues le sont également; ayant dépassé un certain âge, à la recherche de la job idéale, du salaire qui va avec, de quelque chose d'intéressant, qui nous ressemble, blabla, le ventre plein. Not good. Not good enough I mean. J'ai encore beaucoup de croûtes à manger, dont finalement apprendre l'art du potager, de la cueuillette et de la pêche et l'art de construire; cela me servira ultimement. Parce que passer mes journées à essayer d'être quelqu'un d'autre juste pour nourrir le guichet automatique, il me semble que ce n'est pas viable.

J'aimerais bien mieux passer mes journées à apprendre, à échanger, à penser, à communiquer, mais cela nourrit-il mon ventre autant que mon coeur et mon esprit? À bien y penser, il faut nourrir plus que cela, il faut nourrir l'ego que l'on a grand, et lorsqu'on réussit à le dissocier des symboles matériels de reconnaissance, on gagne bien mieux sa vie. Leonard Cohen disait récemment dans un documentaire que son maître bouddhiste lui apprit à ne plus être lui-même, ce qui l'a rendu heureux - je pense qu'il voulait dire que lorsqu'il a réussi à sortir de ses paradigmes, il a commencé à grandir. Je crois comprendre qu'il s'est enrichi spirituellement; moi, j'aimerais juste que la simplicité accompagne mes activités quotidiennes, et que je cesse de vouloir conquérir le monde. Bien que gagner sa vie, c'est aussi ne pas la prendre pour acquis, il faut encore la séduire et en mériter une bonne!

Allez hop, still need to work young girl! Supper is not ready yet (Gaétan, un bon vieux Genesis sur Youtube?).

Ainsi soit-il.

jeudi 24 juillet 2008

langue académique


apoplexiecataclysmecyclismecyclotourismebicycletteparadigmeparadoxeparoxysmesophisme.

épeler, conjuguer, accorder, comprendre.

hommage à blais, lalonde, marsan, turbide et autres plumes de la sphère.

dimanche 20 juillet 2008

un 19 juillet à ste-victoire



































Loin du gypse, du préfini, de la mélamine, du claboard d'aluminium, de vinyle et du latex, un univers construit de mains d'homme et femme dans les 4 dernières années : bois recyclé, clous recyclés, roches, métal plié, coupé, cloué, vissé, cours à scrap, amour, créativité, labeur.

Vignes, légumes, soleil, neige, amour.

L'essence de la vie.

Toujours une source inépuisable d'inspiration pour moi; un lieu d'où je reviens avec mille idées et idéaux... à appliquer ici bas, à Montréal, en ville, entre 4 murs et des voisins.

ps : je vous invite à double-clic-clic sur les photos pour les voir agrandies et apprécier davantage ce dont nos amis sont capables - ils le pensent, le conçoivent, le dessinent, et l'exécutent, resourcefully comme on dit en anglais. Vous verrez par exemple que sur la dernière photo, l'étagère porte-spots en haut à droite n'est pas terminée comme celle de gauche car il leur manque maintenant du bois; ils attendront d'en récupérer d'autre pour continuer. Je vous ai épargné le vidéo de la visite des lieux - la vidéo rend justice plus que la photographie, à la grandeur et la merveille de cet environnement (un vrai musée). Je ne vous montre pas non plus les photographies des oeuvres d'art de l'homme et de la femme, protégées pour fins de copyright (il leur reste quoi sinon, aux artistes?). Vous saurez lorsqu'elles seront exposées.

vendredi 4 juillet 2008

moving up

Passé le dernier mois à essayer de faire des boîtes.

Déménagé mardi (1er juillet - 145$/heure plus un fixe de 35$ pour l'augmentation du gaz - lire essence), en laissant rentrer dans ma maison sa nouvelle propriétaire, heureuse comme une papesse.

Déménagé mardi donc pour un upgrade*. Wait a minute, where is the upgrade? Notre locataire a fini de quitter vers 19 heures, et il reste des trucs dans la shed.

Bizarre comme on a besoin d'avoir un chez soi. On veut savoir que chez nous, c'est EXCLUSIVEMENT À NOUS. Bref, mardi soir, on était chez nous.

On a commencé à laver - légèrement car on fait des rénos majeures. Étrange comme on a de la peine à nettoyer la saleté des autres, c'est toujours plus sale. Le ménage, c'est le début de l'appropriation des lieux.

Bref, là-dedans pour l'été. Chum, blonde, et bb chat qui essaye de s'habituer à son nouvel environnement.

Le upgrade, aujourd'hui vendredi, je le ressens. J'aime ma "nouvelle" maison, mon nouveau nid que l'homme chat et moi allons retaper clou par clou, vis par vis, feuille de gypse et pot de peinture un à la fois.

À la reparlure, chers Madelinots, Abitibiens, Montréalais, Québécois (lire gens de Québec), gens de la Côte-Nord (quel est le gentilé?), Belges, Brossardois, Chinois et Californiens.

Et à tous ceux qui font du déménagement et de la réno un mode de vie, je vous dis : tchin tchin! (sont où donc nos bouteilles mon chéri?).

*Éléments du upgrade : 1 pièce de plus, une vieille maison avec du cachet, un beau plancher à sabler et vernir, un métro au coin de la rue, 1 immense garage pour 2 grands véhicules, à 10 minutes à pied du Marché Jean-Talon --- écoute, ça va être super quand on aura fini.

mardi 24 juin 2008

merci à l'artiste et l'homme Cohen

Son talent littéraire est découvert en 1956, dans son premier livre Let Us Compare Mythologies, révélé ensuite en musique en 1967, par son premier album Songs of Leonard Cohen (incluant les classiques Suzanne et So Long Marianne). L'album est rapidement acclamé et Cohen est consacré dès lors comme un grand talent, poète, écrivain, auteur compositeur.

Je ne le découvre que sur le tard, vers 1992, à l'âge de 25 ans (le mien), tout-à-fait prête à me saouler goulûment de son 6 ou 7e album I'm Your Man, le CD jouant en boucle dans la stéréo, apprenant ses mélodies et paroles par coeur, souvent m'étouffant d'émotions et ivre de la grande beauté de ses chansons. Ma préférée d'alors : Take This Waltz. Depuis, j'ai exploré le reste de son répertoire et suis toujours sous le charme de l'ensemble de son oeuvre.

Hier, il a gratifié un public reconnaissant de 3 heures de pure magie, beauté, simplicité, passion, humour, générosité, justesse, sincérité, humilité, plaisir.

Quand l'art s'élève à ce niveau, c'est divin!

Monsieur Cohen se représente encore ce soir et demain à la Place-des-Arts. Si vous avez la chance de l'écouter de son vivant (sa formidable voix donne les frissons - elle est encore juste et forte), profitez-en, c'est un moment mémorable que l'on veut prolonger, une communion entre M. Cohen et ses fans, que l'on ne souhaite jamais interrompre. C'est vrai que cela nous fait oublier notre vie à l'extérieur, c'est une énorme séance d'amour et on en ressort le coeur chaud, la larme à l'oeil mais le sourire bien accroché aux lèvres. Merci Monsieur Cohen! Merci!

vendredi 20 juin 2008

coucou!

Juste pour vous souhaiter une bonne fête Nationale (choisissez celle qui vous plaît dans les 2 prochaines semaines). La bière Labatt Bleue fait un immense coup de marketing avec son slogan "Bonne 24", qui je crois, va pogner et faire sa place dans l'inconscient collectif en association avec la Saint-Jean-Baptiste.

Profitez bien de tout : les bibites, le soleil, la pluie, le beau temps, l'amour, l'été, les fleurs, les oiseaux, le silence, la musique, le tam tam, Youtube, la bicyclette, la moto, les villages, les clochers, les amis, l'amour à répétition, le canot, le campe à Rapide Deux avec Crocodile Dundee, le camping, le feu de camp, les nuages, les perruches, les minous, la sueur, la slush, la 'tite molle à la vanille trempée dans le chocolat, les vacances, les orteils dans l'eau froide du Maine, l'eau chaude est au Nouveau-Brunswick, les orignaux et les chevreuils, les 'tits suisses, le tam tam encore à cause du Monte Real, le festival de Jazz, Bran Van 3000, Leonard Cohen le 23 juin, Leonard Cohen le 24 juin, Daniel Lanois 4 soirs à Montréal, la musique toujours, le chalet, le shack, le déménagement (comme moi), le patio, le balcon, les gougounes, les birkenstock, les souliers de golf, l'insecticide, la crème solaire, la crème glacée à la pistache chez Roberto, ou Häagen Dazs, ou le Bilboquet, la coupe de foot d'Europe, les terrasses, les terrasses encore, la sangria, le margarita ou le cosmo, la limonade maison, la salade de thon, le hamac à la belle étoile dans la forêt à St-So, le lac, le pédalo, les green à St-Césaire à 7am le samedi, le dodo dans les draps seulement, la fan au plafond dans le fond, la musique avec le 'tit Félix, les 33 tours de Félix au fond Léon, les soirées techno, les raves, la salsa sur le toit, les vues nocturnes de la cité, les rides en taxi la nuit, les photos numériques, les sourires, les blagues, les conversations philosophiques, les refaisages de monde, les coupes de vin, le vino verde, le merlot et le cab avec l'homme chat, les voyages en famille, les BBQ, le hibachi, le patio, les rénos, Home Dépot, Réno, Rona et le quincailler du coin, le marché Jean-Talon, la trottinette, le scooter, le tricycle, le tandem, la pêche, les marinades, la poussette, le moustiquaire percé, le Rocher, les 'tites robes fleuries, les shorts, les camisoles, les capris, le vernis à ongles sur les ongles d'orteils, les massages, les douches en plein air, les espresso interminables, les couches en coton sur la corde à linge, les draps blancs, les moustiques avec la tapette à mouche, les méchouis, les rides en auto les yeux plissés de soleil, les pêches, les pamplemousses, les tomates et les concombres, le saumon en papilotte, le tartare, les canards sur le trottoir à l'Ile-des-Soeurs, les Vuarnet, le chat qui passe la nuit dehors, les longues marches en forêt, la course à pied, le tapis roulant, les abdos, les fesses d'acier, les bikinis, les Speedo, la piscine Laurier, la mer, le lac, la rivière, l'eau fraîche (tiens, et l'amour donc?), et puis la vie, et la vie, et la vie, et le bonheur.

Je vous reparle sous peu très très chers amis chéris. Grosses bises par chez vous!!!

Ciao!

lundi 26 mai 2008

le monde basculera

J'ai hâte de redécouvrir le plaisir de la bicyclette que j'ai abandonnée il y a 20 ans lors de ma migration en ville - j'ai pas le sens de l'équilibre et je tombe tout le temps si j'ai pas mes 2 pieds bien plantés dans le sol (talons hauts, patins à glace, patins à roulettes, roller blades, vélo, etc.). Je l'avais abandonnée au profit de la STM jusqu'à ce que le travail m'oblige à voyager : la Mazda rouge est entrée dans ma vie.

J'adore marcher des longueurs sous la pluie avec mon Ipod. Imaginez au soleil! Il faudra apprendre la raquette.

J'aimerais devoir acheter localement car les légumes de Californie deviendront inabordables et qu'il n'y aura plus de produits d'emballage.

J'apprendrai à boire le vin du Québec. Et je mangerai plein de fromage. Et je mangerai des pommes et des poires fraiches.

Tout ça viendra quand l'or noir sera épuisé. Mais pourquoi pas maintenant puisque je sais déjà faire tout cela?

VROUM VROUM.
J'aime encore un peu beaucoup embarquer dans mon char, j'ai même un penchant pour les vieux bolides américains ou allemands qui consomment beaucoup d'essence et polluent tout. Il y a une vraie culture de la bagnole, des mythes érigés et associés à la conquête des territoires par l'homme moderne. Mettons qu'on ne puisse plus jamais se procurer une Mercedes 230SL ou de Harley Davidson, alors je trouverai autre chose, quelque chose qui utiliserait l'énergie solaire, électrique ou autre, m'en fout, je ferai avec. It's okay by me. La voiture, c'est comme la cigarette, c'est nocif, on sait qu'on doit arrêter et que ça nous rapproche de la fin, mais c'est dur car on aime ça. Mais que voulez-vous donc! Un monde meilleur, 'stie!!!

samedi 3 mai 2008

c'est fini...

À l'année prochaine! Quelle belle saison quand même, et l'espoir d'une coupe, et beaucoup beaucoup d'émotions, une magnifique équipe et un esprit de fête à Montréal depuis les 2 derniers mois... Super! Merci les Habs. Je vous aime!

mercredi 30 avril 2008

souffrir l'incompétence

J'haîs cette image tout autant que le sujet qu'elle illustre.

Ça fait mal, ça fait ch..r, ça écoeure, ça irrite, on reste calme, des fois on n'est plus capable de rester calme, on se fâche légèrement, après on se fâche gros. Ensuite, quand tout est fini, on se rappelle qu'on est en santé, qu'on ne meurt pas de faim, qu'on a de l'eau à boire, et on se re-calme.

N'empêche : il n'y a rien de plus fâchant que l'incompétence!

Wikipedia énonce le principe de Peter : "Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. Il est immédiatement suivi du « Corollaire de Peter ». Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. On comprend donc que, parvenu à ce niveau, l'incompétence entrave l'exercice de la compétence".

Non mais, ne trouvez-vous pas que chaque fois que l'on constate l'incompétence, on n'a pourtant rien demandé de spécial, on n'a demandé que le strict minimum, que ce qui devait être fait dans les règles de l'art, un point c'est tout. L'incompétence ne tient pas à refuser d'en faire plus que ce que le client demande, mais c'est toujours oublier l'usage de son cerveau : faire preuve d'un manque d'intelligence et à la limite, de mauvaise foi. Des exemples?

- Chum chat travaille avec des collègues au crédit; ceux-ci font du 9 à 5. Comme ils sont submergés de travail, ils ne répondent pas aux demandes. C'est pourtant leur travail...
- Je commande un téléphone chez Fido; il n'arrive pas, il est perdu. Je l'ai payé et j'en conteste la facturation - Visa récupère mon argent. Il m'est refacturé une 2e fois par Fido puisque j'aurais pas dû appeler Visa (Fido est fâché). Bien sûr, le patient préposé au S/C de Fido me dit que c'est de ma faute... il le croit sincèrement.
- Je travaille dans les ventes. Je rentre de la business et le back-office n'est pas capable de la débourser comme il faut. C'est pas grave, c'est typique des lourdes structures opérationnelles, mais lorsqu'il y a des malentendus, personne ne se parle, tout le monde se renvoie la balle au lieu de s'entraider et faire son éducation collective.
- Le garagiste charge 800$ pour tuner mon char et notamment, changer mes courroies de transmission. Depuis, elles crient tout le temps parce qu'elles se desserrent (ça s'peut, on est toujours tolérant face aux erreurs); ma voiture sonne comme une truie qu'on égorge à chaque départ. Après, le garagiste veut me charger pour les vérifier. Z'cusez pardon?
- Je rentre dans un magasin d'électronique pour acheter un micro pour l'ordi - c'est là qu'on trouve ça habituellement. La vendeuse me répond qu'elle n'en vend pas. - Où pourrais-je en trouver? - Je sais pas...

Attends, mais attends!!! À ce stade, on s'arrache quelques cheveux ou on marmonne dans sa barbe... Pourquoi est-ce qu'on accepte cela?

Même si je ne suis pas chiâleuse, maudit que ça m'énerve! Après ça, les gens de bonne foi sont tentés de baisser le niveau de service; lorsqu'ils sentent qu'ils en font plus, ça devient le fameux : pourquoi toujours moi si les autres ne le font pas? Pis, ça dégénère en société tiède aux standards peu élevés, qui annonce avec des fautes d'orthographe dans ses enseignes et publicités. Un manque de soin, un manque de rigueur, une réelle incompétence, un laisser-aller je m'encrissien. Beurk!!! Moi, j'embarque pas, je garde la foi en un monde meilleur et je garde la bonne volonté, c'est le seul moyen de s'améliorer.

vendredi 25 avril 2008

running shoes rouges

Depuis les temps immémoriaux, je porte des running shoes rouges. En fait, c'est ma 4e paire. Ils changent de design et d'épaisseur de semelles selon le goût du jour; ils changent de texture aussi : cuir poli, suède et maintenant en séquins. Je les trouve pas mal cool, mais ils ont le défaut de se faire remarquer.

Or donc, hier après-midi, dans mon emploi du temps de travailleuse autonome, j'avais cédulé un R-V avec Pierre M pour qu'il me parle de théorie sociale; mes conversations avec Pierre sont depuis longtemps trop rares mais toujours tellement enrichissantes. J'en profite donc pour lui rendre visite en ce bel après-midi ensoleillé, en grande bourgeoise du Plateau, avec mes bouteilles de vin blanc frais dans le sac à dos (il fait 40douze dehors, tu veux juste boire) et des viennoiseries du Fromentier. Je porte une robe estivale bien courte et mes running shoes rouges. Pour la 1ère fois depuis la fin de l'hiver, j'ose me promener les jambes nues, sans pantalon ni bas collant, fait chaud, on est heureux. En arrivant devant chez Pierre, son voisin sort de chez lui et lorsqu'il est en train de barrer sa porte, je le reconnais : c'est un jeune agent d'immeuble ambitieux dont je sollicite la business, et je vais le voir à son bureau lounge Re/Max en grande banquière sérieuse, généralement attriquée en tailleur et promenant cellulaire et mallette de cuir. Ouain, hier après-midi, j'avais juste l'air d'une banquière tout-à-fait sérieuse là... - heureusement, je n'avais pas décidé de me faire des lulus car ça se serait pu.

Je lui dis que je suis en congé cet après-midi, il me répond : "ouain, on voit bien...avec tes Converse rouges". Ça veut dire quoi : "avec tes Converse rouges"? Ça parle de quoi des running shoes? Je sais qu'un code vestimentaire est de rigueur et je réussis assez bien à préserver ma personnalité dans mon accoutrement. Les souliers, j'aime beaucoup; mais les running shoes rouges, il faut les intégrer tranquillement dans le monde de la business : je les porte d'abord avec des jeans, puis en moto, après avec du linge casual, et finalement, dans mes 18 ans en finance, je les ai souvent portés avec mes tailleurs-pantalons. Y a pas de mal, c'est même très cute. Je ne sais pas si mon jeune loup immobilier qui quittait son petit plateau à bord de sa Audi S?, X?, R?, a pensé à mes Converse longtemps, mais moi, j'ai été gênée tout l'après-midi. Mais pourquoi, pourquoi? Je sais, l'un n'empêche pas l'autre, j'ai pas besoin d'être habillée en madame pour être compétente, mais je sais pas, j'étais embarrassée. Quelle image veut-on projeter lorsqu'on s'habille? Lui, il est plus jeune que moi, j'en suis sure; il conduit une Audi R, ou S, ou X? et moi je porte des running shoes rouges.

Pis t'sais quoi? Fuck l'image---- la vie, c'est ben simple : c'est du bonbon, faut que ça brille et qu'on s'amuse! Ok bye, fait beau dehors, on enfile les Converse pis on sort!

lundi 21 avril 2008

2e ronde

Aouaye*, who's next, amène-les! Nos Habs ont eu chaud, mais surtout nous autres! À c't' heure, on peut recommencer à croire en la Coupe. Les Flyers ou les Rangers? Il y a presque 7 mois que le petit Carey était Priceless et que la ville était hockey. Rien n'est plus vrai que cela aujourd'hui, The Gazette avait raison. Dans notre foyer, la superstition a même pris le dessus, histoire d'aider comme on peut, avec nos moyens, les membres de notre équipe préférée, alors qu'ils sont épuisés et blessés. Superstition et pratique vaudou : depuis le début des séries ou plutôt la fin de la saison régulière, j'ai commencé à revêtir mon jersey des Canadiens, celui-même appartenant à mon tout premier chum alors qu'il n'avait que 8 ans. Je suis plus petite que lui et Dieu sait, le chandail me fait. Il a un peu jauni mais il me fait. Sauf que lors des 3 dernières games (avant ce soir), les Habs ont perdu; mon chum m'a demandé de ne plus le porter, ça devait porter malheur. Entendons-nous bien : mon chum ne m'a pas demandé de me déshabiller, non, car l'esprit n'était pas à la fête (se faire éliminer par les derniers de la division, c'est plutôt humiliant - mais ces jours-ci, les Bruins ont tellement bien défendu leur territoire). Ce soir, je n'ai pas mis mon jersey et la Sainte Flanelle a gagné pendant toutes les 60 merveilleuses minutes de la game, au grand délire de la foule du Centre Bell, des politiciens dans la foule, de la rue Ste-Catherine, de la rue Jean-Talon, de Montréal, , de Trois-Rivières, de Chambly, de Rivière-du-Loup, de Gaspé, de Val d'Or.

Erratum : la ville n'est pas hockey. En fait, la province est hockey. Attendez, respirez par le nez, il en reste pour quelques semaines, si tout va bien. Maudit qu'il fait chaud...


Go Habs Go!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Une fan, vous dites? J'y aurais pas pensé moi-même.

* envoye, en'oéy, an waye, an ouaye, aouaye, ok là?

commentaire du lendemain matin : 8 heures 18. Évidemment, il y a eu de la casse. On grandit, mais on ne vieillit pas. Quelle merde cette foule! On sait vraiment pas se tenir en société...

samedi 19 avril 2008

heureuse d'un printemps qui m'chauffe la couenne

Constat : j'ai moins à raconter quand je travaille pour une banque que pour une mini-entreprise de coms. Attends, c'pas vrai; ça ne se peut juste pas que j'aie rien à dire...

Je reviendrai, vous verrez! Laissez-moi le temps d'y penser. Bonjour là. En passant, tout le monde va bien?

Ah oui : joyeux printemps à tous! Atchoum en coeur!

jeudi 27 mars 2008

extinction de voix

--------------- plus de son-------------

c'est génial. Quand on ne parle pas, la vie est juste plus douce, meilleure, personne ne vous emmerde, on est dans une bulle, une vraie. Le silence.

mardi 11 mars 2008

changer de beat - déphasage

beatnik, afrobeat, beatbox, free beat, beat de vie, beat de carrière, and the beat goes on. Je ne sais pas comment raconter ça, le changement de carrière, c'est pour moi un peu moins fluide qu'une bonne solidarité de tempête de neige. C'est peut-être parce que tout s'est passé tellement vite. D'ailleurs, si vous ne le savez pas, il est seize heures dix; en général, on travaille à c't' heure-là, on est productif...

Sauf quand on n'a pas envie de travailler. Parenthèse qui n'a rien à voir avec mon billet : (vous savez, quand on est dans un bureau et qu'on a beaucoup de travail, des fois passionnant, des fois ennuyant, on a le goût de prendre un break et on pitonne sur le web pour prendre ses courriels et lire des blogs. Sur le temps du boss? Noooooon, pas moé. Enfin si, des fois, moi aussi, surtout quand le boss est pas là. Il faut lire tout ce qu'on écrit sur le multitasking et le déficit d'attention que l'on rencontre chez les jeunes qui ne savent plus se concentrer longtemps sur une tâche - je suis contente d'apprendre qu'à 40 ans, j'ai encore des défauts de jeunesse). On ferme la parenthèse. Bon, mon boss, je l'ai laissé il y a 10 jours.

Je travaillais dans les coms depuis 15 mois, après avoir travaillé en financement pendant 18 ans. J'ai adoré les coms mais pas vraiment la paie ni les horaires. Je ne sais pas si c'est caractéristique des coms ou du fait que je travaillais en très petite entreprise, où l'expertise était principalement dans la tête du boss; dans ce temps-là, tu es à la dispo complète, c'est pour ça qu'il te paye. Cash, temps : entrent en compte de basses considérations matérielles, n'est-ce pas horrifiant de la part d'une femme bien pensante et qui se veut vertueuse? À la longue, je ne me voyais pas d'avenir pour faire carrière là, ou chez mes clients; le domaine ne me fascinait pas assez pour que j'y laisse toutes ces heures, plutôt que de les passer avec chum chat. Trop de sacrifice attendu pour une trop mince contrepartie, incluant l'absence de contribution à l'émancipation de l'humanité. Donc, pour faire mon petit chemin dans la communauté, je suis retournée en finances. Aaaaaahhhh! On griche des dents : la finance est une des plus âpres facettes du capitalisme, il n'y a rien d'humain là-dedans. Je me convaincs donc que j'ai choisi une branche plus humaine du capitalisme : vendre des hypothèques pour la 3e banque du Québec. Je trouvais que c'était une bonne idée de permettre à des familles d'obtenir un financement pour s'acheter une propriété. Ok, je porte un jugement de valeur en avançant que l'accès à la propriété constitue un progrès pour le genre humain, mais ça adonne qu'en Amérique du Nord (sauf aux States ces jours-ci), on a l'esprit plus tranquille à titre de propriétaire je crois.

Or donc, pourquoi retourner en financement? Ben : pour faire un peu de cash - ben oui. Capitaliser sur mes compétences-clés plutôt que rebâtir à zéro, avec de bons bémols et dièses d'apprentissage car on n'arrête jamais d'apprendre, il faut pas. Comme ça plus tard - plus tôt que plus tard - avec un peu de cash en banque, j'espère pouvoir faire quelque chose qui me tient vraiment à coeur : servir des cafés, faire des expos, installer des jardins sur les toits, aider les humains, faire pousser de la vigne, écrire des blogues, etc.

Quand j'ai commencé à penser à changer de carrière aux Fêtes, j'ai reçu 3 offres d'emploi non sollicitées, c'était un signe, je l'ai suivi et me voilà maintenant dans de beaux draps! Yeow!

Ma nouvelle carrière à titre de travailleur semi-autonome m'oblige à changer de beat, à me discipliner pour produire moi-même, car personne ne me pousse dans le derrière sauf le besoin de manger et de boire du vin. Faut avoir un agenda bien serré (je l'aime pas mal celui-là d'ailleurs). Je suis un peu insécure, je l'avoue, car j'ai toujours travaillé à salaire. Ceci est un grand défi - très stimulant - de développement de territoire et de ventes, qui me permettra de savoir si je suis capable de m'autofinancer. J'ai du talent à revendre, qu'ils disaient. Ces jours-ci, comme je ne sais pas par où commencer, j'ai l'impression que je serais plus riche à vendre la neige dont personne ne veut. Je bouscule ma coach pour qu'elle me montre tout, me procure rapidement des cartes d'affaires pour aller défoncer quelques portes, offrir des cafés et faire un peu de guidounage professionnel. Lorsque j'ai une maison à vendre, je me fous pas mal des agents d'immeubles; c'est plutôt bizarre d'aller solliciter leur business aujourd'hui. Du coup, ça rend humble de changer les rôles. Il n'y a pas de tort à briser la routine, changer les paradigmes, tout faire, tout essayer car après : on dort mieux.

Bon. Changement de carrières, changement de beat.

Donnez-moi des conseils. C'est pas un concours, Gaétan, mais aidez-moi quelqu'un, vous voyez bien que je suis mélangée!