jeudi 7 février 2008

respirer le bonheur

Inspirer le bonheur, espérer le bonheur, aspirer au bonheur, le bonheur est dans les prés, bonheur d'occasion, bonheur : plus petit commun dénominateur chez les êtres humains (ceux qui sont logés et nourris). Dès lors qu'on vit au-dessus du 2e étage de la pyramide de Maslow
on peut prétendre au bonheur.

Lorsque je suis triste, en maudit, maussade, ou juste grognon, je switche en mode de conditionnement au bonheur : je pense à une joke, au chat si doux, à la caresse d'un amant, aux joies de l'hiver, au bon vin, aux amis, aux fous rires. Du coup, le sourire me prend, si ce n'est le rire - imaginez avec un Ipod sur les oreilles dans le métro comment ça peut avoir l'air béat. Ceci dit, le bonheur est communicatif. Essayez voir.

Je suis une étoile. Quand je suis triste ou fâchée, je suis un nuage. On n'en a pas besoin.

J'ai fait l'expérience du bonheur lorsque j'étais petite. Cette expérience, ces souvenirs, viennent à mon secours dans les moments moins le fun et me rappellent ce qui est bon. Il faut avoir connu le bonheur pour le vouloir (je crois). Donc, si la question est ici posée de savoir s'il faut l'oeuf ou la poule en premier, je réponds que la poule a le devoir de montrer le bonheur à ses poussins. Faire vivre à ses rejetons de beaux moments, de mémorables moments, même en parcimonie, et ceux-ci en voudront encore et encore; le bonheur, c'est de l'huile à moteur. L'expérience de l'amour émotif et charnel nous donne également la mémoire du bonheur. Elle se propage dans notre esprit et notre corps à grandes vagues de chaleur.

Ce qui est le plus chouette avec le bonheur, c'est qu'il ne se donne pas qu'en souvenir, mais il nous est toujours offert de le vivre à chaque moment. Je sonne ésotérique et certains seraient tentés de décrocher en pensant que je suis un peu trop Hop La Vie. Rien n'est plus faux : je vis mes moments down et mes défis mais j'adore trouver la beauté en toute chose, le bonheur proche et loin de moi - surtout auprès des gens. Faire le contraire serait du gaspillage, surtout lorsqu'on a la santé et la liberté. On ne perd pas une vie à ne pas l'aimer.

Allez vas, soyez bienheureux et comme je crois que c'est le nouvel an chinois, je vous gratifie d'un double bonheur!

2 commentaires:

Pierre M a dit...

Pour moi, le bonheur n'est ni un évènement, ni une situation, mais plutôt un état d'être.

Cet état n'est pas facile à atteindre, et encore moins à conserver. Mais durant le temps qu'on y passe, tout est prétexte à la joie et aux plaisirs.

C'est vraiment divin comme sensation.

Zoreilles a dit...

Mais non, tu n'es pas trop hop la vie, tu as tout simplement beaucoup d'aptitude pour le bonheur. D'abord, tu sais le reconnaître quand il passe, dans toutes les petites choses.

Tu as dit une grande chose (entre autre) dans ton billet... que pour vouloir revivre du bonheur, il faut d'abord en avoir déjà vécu, que quelqu'un vous l'ait déjà « appris ».

Tu sais ce qu'écrivait Félix Leclerc? « Le bonheur, c'est comme du sucre à la crème, quand on en veut, on s'en fait ».