jeudi 27 mars 2008

extinction de voix

--------------- plus de son-------------

c'est génial. Quand on ne parle pas, la vie est juste plus douce, meilleure, personne ne vous emmerde, on est dans une bulle, une vraie. Le silence.

mardi 11 mars 2008

changer de beat - déphasage

beatnik, afrobeat, beatbox, free beat, beat de vie, beat de carrière, and the beat goes on. Je ne sais pas comment raconter ça, le changement de carrière, c'est pour moi un peu moins fluide qu'une bonne solidarité de tempête de neige. C'est peut-être parce que tout s'est passé tellement vite. D'ailleurs, si vous ne le savez pas, il est seize heures dix; en général, on travaille à c't' heure-là, on est productif...

Sauf quand on n'a pas envie de travailler. Parenthèse qui n'a rien à voir avec mon billet : (vous savez, quand on est dans un bureau et qu'on a beaucoup de travail, des fois passionnant, des fois ennuyant, on a le goût de prendre un break et on pitonne sur le web pour prendre ses courriels et lire des blogs. Sur le temps du boss? Noooooon, pas moé. Enfin si, des fois, moi aussi, surtout quand le boss est pas là. Il faut lire tout ce qu'on écrit sur le multitasking et le déficit d'attention que l'on rencontre chez les jeunes qui ne savent plus se concentrer longtemps sur une tâche - je suis contente d'apprendre qu'à 40 ans, j'ai encore des défauts de jeunesse). On ferme la parenthèse. Bon, mon boss, je l'ai laissé il y a 10 jours.

Je travaillais dans les coms depuis 15 mois, après avoir travaillé en financement pendant 18 ans. J'ai adoré les coms mais pas vraiment la paie ni les horaires. Je ne sais pas si c'est caractéristique des coms ou du fait que je travaillais en très petite entreprise, où l'expertise était principalement dans la tête du boss; dans ce temps-là, tu es à la dispo complète, c'est pour ça qu'il te paye. Cash, temps : entrent en compte de basses considérations matérielles, n'est-ce pas horrifiant de la part d'une femme bien pensante et qui se veut vertueuse? À la longue, je ne me voyais pas d'avenir pour faire carrière là, ou chez mes clients; le domaine ne me fascinait pas assez pour que j'y laisse toutes ces heures, plutôt que de les passer avec chum chat. Trop de sacrifice attendu pour une trop mince contrepartie, incluant l'absence de contribution à l'émancipation de l'humanité. Donc, pour faire mon petit chemin dans la communauté, je suis retournée en finances. Aaaaaahhhh! On griche des dents : la finance est une des plus âpres facettes du capitalisme, il n'y a rien d'humain là-dedans. Je me convaincs donc que j'ai choisi une branche plus humaine du capitalisme : vendre des hypothèques pour la 3e banque du Québec. Je trouvais que c'était une bonne idée de permettre à des familles d'obtenir un financement pour s'acheter une propriété. Ok, je porte un jugement de valeur en avançant que l'accès à la propriété constitue un progrès pour le genre humain, mais ça adonne qu'en Amérique du Nord (sauf aux States ces jours-ci), on a l'esprit plus tranquille à titre de propriétaire je crois.

Or donc, pourquoi retourner en financement? Ben : pour faire un peu de cash - ben oui. Capitaliser sur mes compétences-clés plutôt que rebâtir à zéro, avec de bons bémols et dièses d'apprentissage car on n'arrête jamais d'apprendre, il faut pas. Comme ça plus tard - plus tôt que plus tard - avec un peu de cash en banque, j'espère pouvoir faire quelque chose qui me tient vraiment à coeur : servir des cafés, faire des expos, installer des jardins sur les toits, aider les humains, faire pousser de la vigne, écrire des blogues, etc.

Quand j'ai commencé à penser à changer de carrière aux Fêtes, j'ai reçu 3 offres d'emploi non sollicitées, c'était un signe, je l'ai suivi et me voilà maintenant dans de beaux draps! Yeow!

Ma nouvelle carrière à titre de travailleur semi-autonome m'oblige à changer de beat, à me discipliner pour produire moi-même, car personne ne me pousse dans le derrière sauf le besoin de manger et de boire du vin. Faut avoir un agenda bien serré (je l'aime pas mal celui-là d'ailleurs). Je suis un peu insécure, je l'avoue, car j'ai toujours travaillé à salaire. Ceci est un grand défi - très stimulant - de développement de territoire et de ventes, qui me permettra de savoir si je suis capable de m'autofinancer. J'ai du talent à revendre, qu'ils disaient. Ces jours-ci, comme je ne sais pas par où commencer, j'ai l'impression que je serais plus riche à vendre la neige dont personne ne veut. Je bouscule ma coach pour qu'elle me montre tout, me procure rapidement des cartes d'affaires pour aller défoncer quelques portes, offrir des cafés et faire un peu de guidounage professionnel. Lorsque j'ai une maison à vendre, je me fous pas mal des agents d'immeubles; c'est plutôt bizarre d'aller solliciter leur business aujourd'hui. Du coup, ça rend humble de changer les rôles. Il n'y a pas de tort à briser la routine, changer les paradigmes, tout faire, tout essayer car après : on dort mieux.

Bon. Changement de carrières, changement de beat.

Donnez-moi des conseils. C'est pas un concours, Gaétan, mais aidez-moi quelqu'un, vous voyez bien que je suis mélangée!

lundi 10 mars 2008

solidarité - unis par la tempête

À Montréal, j'ai l'habitude de ne pas connaître mes voisins. C'est comme ça, ce n'est pas parce que je ne suis pas sociable. Bien sûr, j'échange avec ma voisine l'été au-dessus de la clôture sur les choses pratico-pratiques qui concernent des propriétaires, mais on ne s'invite pas pour un café.

Comme vous y avez tous goûté, ce week-end la neige en a incommodé plus d'un. Je vous montre une photo de notre rue, prise dimanche matin par mon homme chat après qu'il eut pelleté un 2e jour pour enlever 40 cm de neige sur l'auto et plusieurs dizaines de kilos autour.

Voici comment se déroule la solidarité. Premièrement, elle ne se manifeste que lorsque l'humain a besoin d'aide et que seul le pouvoir de la collectivité peut le démerder. Ainsi, lorsqu'on a passé une demi-heure à 2 - blonde et chum - à déneiger la voiture, il reste que les pneus de celle-ci spinnent dans le beurre puisque la neige de la semaine dernière a fondu lors du redoux de jeudi ou vendredi et regelé dès la nuit. Nous patinons donc sur de la glace vive. Blonde ne peut pas pousser le char toute seule pendant que chum pèse sur le gaz, ni plus l'inverse même si l'homme chat est quand même tout un Hercules. Bon, la solidarité entre en scène. Elle se manifeste sous la forme d'un passant, de manteau et capuchon vêtu, que tu interceptes sur son air d'aller et à qui tu expliques candidement ta situation en demandant, sans lui laisser grand choix, son aide si précieuse. À deux, vous poussez la voiture que blonde conduit et sans grand étonnement, celle-ci finit par s'engager dans la rue. Bravo! La solidarité a fait son travail. Blonde sort du char et donne une chaleureuse poignée de main au passant qu'elle n'aurait jamais salué par ailleurs en d'autres circonstances...

La petite solidarité se manifeste également lorsque le voisin sexagénaire piétonne la rue au complet et s'arrête devant chacun des pelleteux de neige pour leur expliquer qu'il les aiderait bien mais voyez-vous, il s'est fait opérer pour le coeur cette année, et sa belle-soeur vient juste de mourir ce vendredi.

La solidarité fait le tour de la boucle lorsque dimanche, c'est au tour du chum à pousser le char de voisins blonde et chum pognés dans la glace. Ils veulent le lui remettre. Ben non, "ça m'est arrivé hier et quelqu'un m'a aidé, c'est le juste retour des choses".

Solidarité : Dépendance mutuelle entre les hommes. Sentiment qui pousse les hommes à s'accorder une aide mutuelle. (le Petit Larousse, éd. 1998).

Une chance qu'elle existe.

Okay, okay : il faut exclure les cas exceptionnels de malfaisance que l'on a connus au Québec en janvier 1998 : vendre de l'eau, des chandelles et des génératrices 3x le prix pour profiter des petits humains dans le besoin. Il y aura bien sûr toujours les maudits, ceux qui ne pensent qu'à manger le copilote pour sauver leur petite peau.

M'enfin...

Finalement, il reste que moi, j'aime mieux la solidarité quand elle n'a pas besoin d'aide. Celle qu'on appelle la communauté. L'esprit de communauté unit les humains simplement parce qu'ils ont des intérêts communs, lorsqu'ils comprennent instinctivement qu'ils ont besoin les uns les autres, car la vie est meilleure quand on la partage. Je le sens présent (même virtuellement) lors de la partie de hockey annuelle du chemin des Castors au lac Dufault que nous raconte Zoreilles. Il est palpable également lorsqu'on va écouter la partie de hockey chez Serge samedi après-midi en plein milieu de la tempête et que le Canadien mène 5-2 contre les Kings qui jouent sous les palmiers à Los Angel (c'est pas parce que le Canadien gagne, mais parce qu'on aime TOUS le hockey dans ce temps-là). L'esprit de communauté existe aussi lorsqu'on verdit les ruelles du Mile End juste pour le plaisir de vivre bien ensemble dans un monde meilleur. Allez vas, allons de ce pas saluer nos voisins. D'un coup qu'il se mette à faire beau trop vite et qu'on retombe dans notre petit individualisme qui nous fait marcher vite en regardant par terre...

samedi 8 mars 2008

la neige - volume II

J'emprunte cette magnifique photo à Pierre-Léon Lalonde, auteur d'un taxi la nuit.

Quelle est l'accumulation totale de neige à Montréal à ce jour cet hiver? Attendez, je pars à la recherche de cette donnée et vous reviens dans quelques minutes. Ok, voilà : 317cm (plus de 3 mètres, plus de 9 pieds) depuis le 1er septembre 2007, selon le criacc (Centre de Ressources en Impact et Adaptation au Climat et à ses Changements - ataboy!).

Bon! Mon chat qui ne voulait pas sortir jouer dehors le 3 décembre 2007 n'en a pas plus envie aujourd'hui, 3 mois et un jour plus tard. Il a l'air de nous en vouloir qu'il neige encore...

Ce qui me fait bien sûr penser à la date et donc : bonne journée internationale de la femme - je ne peux m'en empêcher, cela me tient à coeur.

Et puis, malgré la neige persistante - je l'aime autant qu'en décembre, mais j'ai quand même hâte de sortir la Harley... - on change d'heure cette nuit (c'est trop tôt dans l'année et dans ma nouvelle carrière pour manquer d'une heure de dodo).

Je vous reparle incessamment de changement de carrière, comme quoi, un rien m'allume - tout le temps! Quant au chat Brooklyn, il se fait un petit café, histoire de se réchauffer...


Allez hop, une pelle et on sort!

dimanche 2 mars 2008

est-il permis de juste dire bonjour?

J'ai trop de choses à vous raconter, mais le moment n'est pas bon; trop fatiguée, trop excitée, trop de choses, juste trop et bien sûr, du bonheur, rien que du bonheur. Je commence un nouveau job demain - encore! Et cette fois, c'est clair pourquoi je fais ça.

Je ne devrais pas écrire aujourd'hui : c'est décousu, ça ne dit rien.

Je me reprendrai dans quelques jours, bien reposée.

C'est juste pour vous dire bonjour.

Bonjour là!



ps : léon lo a un blogue; vincent émond a un blogue. À découvrir.