mercredi 30 avril 2008

souffrir l'incompétence

J'haîs cette image tout autant que le sujet qu'elle illustre.

Ça fait mal, ça fait ch..r, ça écoeure, ça irrite, on reste calme, des fois on n'est plus capable de rester calme, on se fâche légèrement, après on se fâche gros. Ensuite, quand tout est fini, on se rappelle qu'on est en santé, qu'on ne meurt pas de faim, qu'on a de l'eau à boire, et on se re-calme.

N'empêche : il n'y a rien de plus fâchant que l'incompétence!

Wikipedia énonce le principe de Peter : "Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. Il est immédiatement suivi du « Corollaire de Peter ». Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. On comprend donc que, parvenu à ce niveau, l'incompétence entrave l'exercice de la compétence".

Non mais, ne trouvez-vous pas que chaque fois que l'on constate l'incompétence, on n'a pourtant rien demandé de spécial, on n'a demandé que le strict minimum, que ce qui devait être fait dans les règles de l'art, un point c'est tout. L'incompétence ne tient pas à refuser d'en faire plus que ce que le client demande, mais c'est toujours oublier l'usage de son cerveau : faire preuve d'un manque d'intelligence et à la limite, de mauvaise foi. Des exemples?

- Chum chat travaille avec des collègues au crédit; ceux-ci font du 9 à 5. Comme ils sont submergés de travail, ils ne répondent pas aux demandes. C'est pourtant leur travail...
- Je commande un téléphone chez Fido; il n'arrive pas, il est perdu. Je l'ai payé et j'en conteste la facturation - Visa récupère mon argent. Il m'est refacturé une 2e fois par Fido puisque j'aurais pas dû appeler Visa (Fido est fâché). Bien sûr, le patient préposé au S/C de Fido me dit que c'est de ma faute... il le croit sincèrement.
- Je travaille dans les ventes. Je rentre de la business et le back-office n'est pas capable de la débourser comme il faut. C'est pas grave, c'est typique des lourdes structures opérationnelles, mais lorsqu'il y a des malentendus, personne ne se parle, tout le monde se renvoie la balle au lieu de s'entraider et faire son éducation collective.
- Le garagiste charge 800$ pour tuner mon char et notamment, changer mes courroies de transmission. Depuis, elles crient tout le temps parce qu'elles se desserrent (ça s'peut, on est toujours tolérant face aux erreurs); ma voiture sonne comme une truie qu'on égorge à chaque départ. Après, le garagiste veut me charger pour les vérifier. Z'cusez pardon?
- Je rentre dans un magasin d'électronique pour acheter un micro pour l'ordi - c'est là qu'on trouve ça habituellement. La vendeuse me répond qu'elle n'en vend pas. - Où pourrais-je en trouver? - Je sais pas...

Attends, mais attends!!! À ce stade, on s'arrache quelques cheveux ou on marmonne dans sa barbe... Pourquoi est-ce qu'on accepte cela?

Même si je ne suis pas chiâleuse, maudit que ça m'énerve! Après ça, les gens de bonne foi sont tentés de baisser le niveau de service; lorsqu'ils sentent qu'ils en font plus, ça devient le fameux : pourquoi toujours moi si les autres ne le font pas? Pis, ça dégénère en société tiède aux standards peu élevés, qui annonce avec des fautes d'orthographe dans ses enseignes et publicités. Un manque de soin, un manque de rigueur, une réelle incompétence, un laisser-aller je m'encrissien. Beurk!!! Moi, j'embarque pas, je garde la foi en un monde meilleur et je garde la bonne volonté, c'est le seul moyen de s'améliorer.

vendredi 25 avril 2008

running shoes rouges

Depuis les temps immémoriaux, je porte des running shoes rouges. En fait, c'est ma 4e paire. Ils changent de design et d'épaisseur de semelles selon le goût du jour; ils changent de texture aussi : cuir poli, suède et maintenant en séquins. Je les trouve pas mal cool, mais ils ont le défaut de se faire remarquer.

Or donc, hier après-midi, dans mon emploi du temps de travailleuse autonome, j'avais cédulé un R-V avec Pierre M pour qu'il me parle de théorie sociale; mes conversations avec Pierre sont depuis longtemps trop rares mais toujours tellement enrichissantes. J'en profite donc pour lui rendre visite en ce bel après-midi ensoleillé, en grande bourgeoise du Plateau, avec mes bouteilles de vin blanc frais dans le sac à dos (il fait 40douze dehors, tu veux juste boire) et des viennoiseries du Fromentier. Je porte une robe estivale bien courte et mes running shoes rouges. Pour la 1ère fois depuis la fin de l'hiver, j'ose me promener les jambes nues, sans pantalon ni bas collant, fait chaud, on est heureux. En arrivant devant chez Pierre, son voisin sort de chez lui et lorsqu'il est en train de barrer sa porte, je le reconnais : c'est un jeune agent d'immeuble ambitieux dont je sollicite la business, et je vais le voir à son bureau lounge Re/Max en grande banquière sérieuse, généralement attriquée en tailleur et promenant cellulaire et mallette de cuir. Ouain, hier après-midi, j'avais juste l'air d'une banquière tout-à-fait sérieuse là... - heureusement, je n'avais pas décidé de me faire des lulus car ça se serait pu.

Je lui dis que je suis en congé cet après-midi, il me répond : "ouain, on voit bien...avec tes Converse rouges". Ça veut dire quoi : "avec tes Converse rouges"? Ça parle de quoi des running shoes? Je sais qu'un code vestimentaire est de rigueur et je réussis assez bien à préserver ma personnalité dans mon accoutrement. Les souliers, j'aime beaucoup; mais les running shoes rouges, il faut les intégrer tranquillement dans le monde de la business : je les porte d'abord avec des jeans, puis en moto, après avec du linge casual, et finalement, dans mes 18 ans en finance, je les ai souvent portés avec mes tailleurs-pantalons. Y a pas de mal, c'est même très cute. Je ne sais pas si mon jeune loup immobilier qui quittait son petit plateau à bord de sa Audi S?, X?, R?, a pensé à mes Converse longtemps, mais moi, j'ai été gênée tout l'après-midi. Mais pourquoi, pourquoi? Je sais, l'un n'empêche pas l'autre, j'ai pas besoin d'être habillée en madame pour être compétente, mais je sais pas, j'étais embarrassée. Quelle image veut-on projeter lorsqu'on s'habille? Lui, il est plus jeune que moi, j'en suis sure; il conduit une Audi R, ou S, ou X? et moi je porte des running shoes rouges.

Pis t'sais quoi? Fuck l'image---- la vie, c'est ben simple : c'est du bonbon, faut que ça brille et qu'on s'amuse! Ok bye, fait beau dehors, on enfile les Converse pis on sort!

lundi 21 avril 2008

2e ronde

Aouaye*, who's next, amène-les! Nos Habs ont eu chaud, mais surtout nous autres! À c't' heure, on peut recommencer à croire en la Coupe. Les Flyers ou les Rangers? Il y a presque 7 mois que le petit Carey était Priceless et que la ville était hockey. Rien n'est plus vrai que cela aujourd'hui, The Gazette avait raison. Dans notre foyer, la superstition a même pris le dessus, histoire d'aider comme on peut, avec nos moyens, les membres de notre équipe préférée, alors qu'ils sont épuisés et blessés. Superstition et pratique vaudou : depuis le début des séries ou plutôt la fin de la saison régulière, j'ai commencé à revêtir mon jersey des Canadiens, celui-même appartenant à mon tout premier chum alors qu'il n'avait que 8 ans. Je suis plus petite que lui et Dieu sait, le chandail me fait. Il a un peu jauni mais il me fait. Sauf que lors des 3 dernières games (avant ce soir), les Habs ont perdu; mon chum m'a demandé de ne plus le porter, ça devait porter malheur. Entendons-nous bien : mon chum ne m'a pas demandé de me déshabiller, non, car l'esprit n'était pas à la fête (se faire éliminer par les derniers de la division, c'est plutôt humiliant - mais ces jours-ci, les Bruins ont tellement bien défendu leur territoire). Ce soir, je n'ai pas mis mon jersey et la Sainte Flanelle a gagné pendant toutes les 60 merveilleuses minutes de la game, au grand délire de la foule du Centre Bell, des politiciens dans la foule, de la rue Ste-Catherine, de la rue Jean-Talon, de Montréal, , de Trois-Rivières, de Chambly, de Rivière-du-Loup, de Gaspé, de Val d'Or.

Erratum : la ville n'est pas hockey. En fait, la province est hockey. Attendez, respirez par le nez, il en reste pour quelques semaines, si tout va bien. Maudit qu'il fait chaud...


Go Habs Go!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Une fan, vous dites? J'y aurais pas pensé moi-même.

* envoye, en'oéy, an waye, an ouaye, aouaye, ok là?

commentaire du lendemain matin : 8 heures 18. Évidemment, il y a eu de la casse. On grandit, mais on ne vieillit pas. Quelle merde cette foule! On sait vraiment pas se tenir en société...

samedi 19 avril 2008

heureuse d'un printemps qui m'chauffe la couenne

Constat : j'ai moins à raconter quand je travaille pour une banque que pour une mini-entreprise de coms. Attends, c'pas vrai; ça ne se peut juste pas que j'aie rien à dire...

Je reviendrai, vous verrez! Laissez-moi le temps d'y penser. Bonjour là. En passant, tout le monde va bien?

Ah oui : joyeux printemps à tous! Atchoum en coeur!