dimanche 31 août 2008

ces riches que l'on adore

Hier, ma chum me disait "Maudit qu'il y en a des gens avec d'l'argent, qu'est-ce que j'ai fait de pas correct dans vie, cou' donc?". Ouais. Lorsque j'étais petite, puis ado, puis jeune adulte, j'étais une artiste, j'haïssais l'argent (quand on est jeune, on "haït" parce qu'il n'y a pas de demi-mesure). Les riches étaient cons. L'argent, c'était dégueulasse. C'était presque idiot d'avoir une job et c'était certes être vendu que de travailler pour une grosse entreprise. Ca manque de principe.

Voilà : j'ai lâché les beaux-arts à Concordia à l'âge de 19 ans, ai pogné un appart avec celle qui est encore ma meilleure amie et suis allée travailler comme réceptionniste dans une grande entreprise de financement. Au début, je ne me sentais pas à ma place, à la fin non plus (+18 ans). Entre les 2, on s'accoutume au concept de cash, surtout, à ce qui va avec : les lunchs au resto. Les souliers. Les bouteilles de parfum. Le linge. Le vin. Le steak. Le pain bio. Le cellier. Les voyages. Dans le sud. Aux États. En Europe. Le golf. Le ci, le ça. On y prend goût en se disant qu'on n'a pas besoin de tout ça, qu'on est quand même privilégié, que si on en avait plus, on le donnerait... Sais pas hein?

Bref, je disais à ma chum hier, ce qui est fantastique dans notre vie, c'est que nous soyons entourées de gens vraiment riches, dans le portefeuille et dans le coeur. Avec des moyens financiers très différents et des idéaux opposés, ils sont tous et chacun tellement généreux. Quelle belle fin de semaine nous avons passée, avec nos amis riches et généreux, ne trouves-tu pas? On a eu du plaisir, on a bien mangé et bien bu, nous étions tous vêtus, carossés et logés, et nous avons pu fêter et philosopher, sans se préoccuper de la faim, de la maladie ou du froid.

C'était bien quand même...

mercredi 27 août 2008

reset


mangé, pleuré, dormi, câliné mon chum. l'homme avec qui je vis est un être d'exception; il est calme, aimant et propose des solutions.

I can see clearly now the rain is gone
I can see all obstacles in my way
Gone are the dark clouds that had me blind
It's gonna be a bright, bright sunshinin' day
It's gonna be a bright, bright sunshinin' day

mardi 26 août 2008

décrissage en règle


Faut savoir que mon chum et moi avons des jobs plates à la banque. Lui depuis le mois de mai, alors qu'il a eu l'opportunité de partir une business avec son pote; moi depuis quelques semaines, alors que je ne m'associe pas avec la gang de peddlers que sont mes confrères. Faut savoir que mon chum a saisi l'oppurtunité en mai et que depuis, nous avons travaillé, lui, son pote, Manon et moi, à rénover un bar de quartier. Il a eu son permis d'alcool il y a 10 jours et mon chum et son pote passent par toute la gamme des émotions, voulant que ça lève mais n'étant pas encore tout-à-fait organisés.

Faut savoir que mon chum et moi avions un projet de déménagement planifié pour le 1er juillet avec des rénos majeures pour s'installer dans notre 3e maison en 5 ans.

Faut savoir que l'opportunité du bar a tout bousculé.

Faut savoir que nous avons déménagé et que la maison est un chantier qui n'avance pas, où personne ne travaille, où la peinture n'est pas faite et l'électricité non plus, où 1/3 de la maison est hypothéquée car le recouvrement est enlevé en attendant l'électricité et où ma vie est dans des boîtes dans le garage double qui nous coûte si cher.

Faut savoir que je ne suis pas partner avec mon chum dans son bar mais que depuis peu, je suis sa partenaire de vie, celle qui consent des sacrifices pour le bien du couple, à long terme. Lui aussi fait des sacrifices mais ça, il l'a choisi.

Faut savoir que mon chum est au bout du rouleau, qu'il ne dort pas, qu'il fait un shift de jour et un de soir et que sa blonde essaye de pas lui mettre de pression pour avoir une maison décente, elle fait de la bouffe quand l'énergie est là, et l'aime, essaye d'être un support mais ne se sent pas à la hauteur de la tâche.

Faut savoir que nous avons un chat, nommément Brooklyn, bb poilu.

Faut savoir qu'il nous réveille 2 fois par nuit, soit à 1 heure du matin pour sortir et à 5 heures pour rentrer.

Ce matin, j'ai peté ma coche, j'ai garoché mes oreillers dans le store à 5 heures du matin et déclaré que j'allais tuer le chat.

À 8 heures, alors que mon chum part pour le travail, je lui déclare que je ne serai pas à la maison ce soir, je serai partie. Partie où? Partie, chais pas, ailleurs, chu écoeurée du chat et de la maison qui me rendent folle. Mon chum me demande le # de l'électricien qui doit venir cette semaine. Il viendra pas, que je lui dis.

J'envoie un email à mon chum au travail avec le # de l'électricien, paquete ma brosse à dent avec 2 livres, des bobettes et des bas, et je décrisse dans ma batmobile : la volvo que mon beau-père m'a vendue récemment. Kin toé, pis c't'avec ton char que je m'enfuis!

Décrisser, loin, loin, chais pas, Baie St-Paul, Sept-Iles, Gaspé, puis revenir vendredi car vendredi, mes fils reviennent à la maison, je serai reposée j'espère.

Décrisser, car ce matin, une violence adolescente me hantait, me chauffait les avant-bras et me fouettait de pulsions suicidaires et destructrices. Je tuais le chat ou me pendais. Avec du recul, je me dis qu'il faudrait vraiment que je fasse mon testament, Donald, fais-moi y penser, on sait jamais.

J'embarque sur la 40, vers l'est, premier objectif : Baie St-Paul. Je roule les yeux fermés, la radio dans le fond, sur le pilote automatique, la route glisse toute seule. Près de Trois-Rivières, le traffic ralentit et moi aussi. Mes pensées ont déjà beaucoup vagabondé. Lors des premiers 70kms, le coeur me levait lorsque je pensais à la ville, à mon quartier, à la maison, au chat qui braille dehors. Quand je pensais à mon chum, je me disais que je l'aimais mais que si je revenais pas ce soir, il comprendrait pas, il m'en voudrait tellement. Même si j'ai vraiment besoin de partir, de voir le fleuve, prendre des photos des oiseaux, marcher dans le bois, lire des livres, prendre un bain, dépenser de l'argent, me saoûler, m'évader, avoir des vacances. Oui mais. Oui mais mon chum aussi aimerait tellement ça. En fait, comme je m'endors au volant, je me rappelle que c'est avec lui que j'aime le plus faire de la route, j'aime partir avec lui, reposer ma tête sur son épaule. Et puis fuck, je n'y pense plus. Je continue à rouler et puis je me dis que non, je pourrais tout crisser là. Cette violence adolescente qui quelquefois m'a fait foutre en l'air ma vie le temps de cligner des yeux et de prononcer des mots auxquels je n'avais pas pensé. Je devais être une alcoolique toxicomane dans une autre vie, j'ai toujours peur de perdre la carte, alors même quand je veux m'évader, je n'y arrive pas. Quand je vois les panneaux de chevreuils et orignaux sur la 40, du coup, je me réveille, je fais attention. Mon but n'est plus Baie St-Paul, je vais aller à Québec. Voir le Louvre. Pis non, pas envie d'aller tripper toute seule, veux juste la paix. Ok d'abord, vais aller me ressourcer à l'Ile d'Orléans. Mon chum me manque déjà. Il aimerait tellement ça, conduire, s'évader, il en a tellement besoin. Il a tellement besoin de moi et je suis en train de l'abandonner. Je l'appelle longue distance. Je lui dis que je suis fatiguée et que j'ai hâte aux vacances. Il me dit que lui aussi, qu'on doit tenir bon, c'est dans 10 jours, on donne un coup puis on décrisse. Ensemble. Pas seule, pas de suicide, pas d'accident, pas de destruction. Ensemble, lui et moi, partenaires de vie, que je m'en allais foutre en l'air pour un caprice d'un matin.

Je me rapproche de Deschambault. Ma vessie m'appelle violemment et le désir de rebrousser chemin. Ça fait presque 3 heures que mon esprit erre sur l'asphalte du Québec. J'arrête au Subway, mange de la cochonnerie, emprunte les salles de bain, fais le plein, et reviens.

Le chemin est plus court au retour. Pas embrouillé. Ensoleillé.

Je suis fatiguée et j'ai envie de pleurer.

La vie est belle mais dieu que je suis conne. Y a des boutes, j'm'écoeure vraiment d'être si gnochonne...

jeudi 21 août 2008

quartier virtuel


Depuis les temps modernes, je profite de mon quartier virtuel autant que de mon quartier résidentiel et j'avoue en retirer autant de bienfaits.

Bienvenue dans mon QG; vous savez ce dont a l'air mon chez-moi virtuel, pareil à ma vie réelle : ouvert, pêle-mêle et chaleureux. Je me promène régulièrement dans mon quartier virtuel, notamment pour m'amuser avec mes amis sur facebook, chercher mon chemin sur google et répondre à mes difficultés sur wikipedia. Je me ressource, apprends, m'enrichis et échange chez zoreilles, gaétan, pierre, donald, pierre-léon, renart et les autres. Sans trop dépenser d'énergie, du bout des doigt et du fond du coeur, espresso allongé à côté du clavier. Quelle joie de vous avoir dans mon merveilleux quartier virtuel!


mercredi 13 août 2008

vie de quartier


On ne parle pas ici du quartier DIX30 qui utilise le terme de "quartier" pour tirer parti de son évocation positive.

Wikipedia, après avoir parlé de quartier d'orange, décrit "quartier" comme suit :

Le terme de quartier renvoie également aux parties d’une ville considérées d’un point de vue de voisinage, c'est-à-dire à une portion de ville définie en termes de proximité par rapport au logement. Cette deuxième dimension de la notion de quartier renvoie plutôt aux pratiques et représentations que les habitants ont de leur ville. Le quartier se définit alors par les lieux de sociabilité qui structurent la ville au niveau local : rues commerçantes, équipements publics, espaces verts, etc.

J'adore habiter dans un quartier. Tout le monde habite dans un quartier. Montréal est pleine de quartiers. Dans mon quartier qu'on appelle La Petite Patrie, il y a :

- des maisons collées;
- des voisins à chaque étage et à chaque porte;
- une ruelle;
- une station de métro;
- un facteur;
- des vélos accrochés aux arbres;
- un dépanneur "Metro Fruits";
- un salon de coiffure et de pose d'ongles;
- un centre d'hébergement pour personnes âgées;
- une boîte aux lettres rouge;
- une borne fontaine rouge;
- un dépanneur en face de l'autre dépanneur;
- un restaurant vietnamien;
- une boulangerie tenue par des nord-africains;
- un restaurant chinois;
- un saucissonnier;
- un Renaud-Bray et un Raffin;
- LL Lozeau;
- une boulangerie kashère;
- une papeterie du Plateau;
- la SAQ sur 2 étages de pur bonheur et d'extorsion;
- des derrières de commerces;
- la Plaza St-Hubert;
- des clôtures et des garages de ruelle;
- Le Petit Medley;
- un Jean-Coutu;
- la défunte Étoile;
- des magasins de robes de mariée;
- la fruiterie Pousse l'Ananas;
- un chocolatier et glacier maison;
- une biscuiterie Oscar où je retombe en enfance et où il me coûte 5 piastres pour me donner des caries...;
- un resto de quartier;
- un Sushi Shop;
- une animalerie;
- un Nutranimo;
- un McDo;
- un magasin de jouets;
- une Banque Nationale;
- une Caisse Pop;
- une aute brasserie;
- une quincaillerie Rona avec le nom du propriétaire dessus l'enseigne;
- un bain flottant;
- un resto pour déjeuner;
etc.

Tout ceci est accessible sans traverser plus de 2 rues et bien sûr, à pied. Génial le week-end pour les brioches et la Presse du samedi en gougounes!

Si je m'aventure dans mon quartier étendu, mais toujours à pied, je me rends jusqu'à :

- la rue St-Denis;
- la rue St-Laurent et la Petite Italie : Milano, Pâtisserie Roma, Caffe Italia, Quincaillerie Dante, Pizzeria Napoletana; Caisse Populaire Canadienne des Italiens (?);
- la rue Mozart : Motta et le Tre Marie;
- le marché Jean-Talon et sa nouvelle faune bourgeoise avec stationnement souterrain (à pied, j'ai dit);
- la rue St-Zotique avec ses restaurants italiens bien sûr mais aussi mexicain, boucherie sud américaine, restos de tous acabits;
- le Vice Versa avec sa centaine de bières, sa magnifique terrasse et son assiette de fromages;
- le Parc Laurier et la piscine Laurier;
- Marie vermette et ses fleurs;
- l'épicerie Metro où mon 2e ado emballe les emplettes des clients;
- le chic Plateau Mont-Royal;
- la station d'essence et l'autre Jean-Coutu;
- un spécialiste des produits de la Gaspésie;
- une épicerie fine méditéranéenne;
- la rue Bellechasse, le Canadian Tire et chez Villeneuve;
- une église, ou 2 (ou 3 même!);
- notre futur bar de quartier, coin St-Laurent/Bernard (le nôtre, je veux dire le VRAI nôtre)...

Mon quartier manque encore de bibliothèque à proximité, pas vu non plus le poste de police (pas cherché), et puis sais pas où se trouve le nettoyeur. Encore quelques semaines d'exploration urbaine.

Et enfin, un quartier, ça se vit à pied, préférablement au soleil avec des lunettes foncées (quand il commence à pleuvoir, on n'est jamais très loin), le sourire aux lèvres, le bonjour prêt à sortir, l'ouverture d'esprit et le sens de la découverte... La vie de quartier, c'est un pur délice.

gagner sa vie

La vie, elle est gagnée dès lors que maman nous met au monde. Généralement, on est le fruit de l'amour, ce qui en soit est un énorme cadeau.

Employer "gagner sa vie" pour exprimer "subsister", je crois que c'est mal dit. Gagner c'est plutôt le contraire de perdre. Or, perdre sa vie, ça semble assez grave, c'est le plus grand gaspillage. Alors que "gagner" voudrait dire "décrocher le gros lot". Quand je pense au gros lot, je sais que je l'ai déjà décroché; je suis une femme comblée.

Je voulais plutôt parler aujourd'hui de subsister. Je pensais à cela hier alors que je flânais dans les rues absorbant tranquillement la douceur de vivre. Donc : travailler pour subsister s'oppose à "faire carrière", "oeuvrer", "être au service de"... avoir une mission, une vocation. Il faut effectivement posséder un moyen de subsistance lorsqu'on vit en ville et qu'on n'est pas autosuffisant. À mon plus grand regret, on ne peut pas juste se promener le matin dans son quartier, aller faire les courses l'après-midi en marchant au soleil dans la Petite Italie, Ipod enfoncé dans les oreilles, passant le tourniquet de chez Milano après avoir siroté l'espresso au Caffe Italia, puis passer l'après-midi à préparer de la bouffe... ce que j'aime tant faire lorsque je suis une entrepreneure délinquante passant toute ma journée "sur la route".

Il y a longtemps, lorsqu'on vivait en campagne, on se levait tôt le matin, on cultivait notre champ et veillait à nos animaux; c'était notre bouffe, on n'avait pas besoin de travailler en plus pour manger. Encore plus avant, quand c'était l'heure du lunch ou quelques heures ou jours avant, on chassait le lièvre, le canard ou le cerf et on cueuillait des baies et champignons que l'on ne sait plus différencier maintenant. On célébrait également notre adresse à ces exploits (maintenant, on regarde les JO à RDI). Est-ce qu'on "gagnait sa vie" à cette époque? Peut-être plus qu'aujourd'hui. Est-ce qu'on subsistait? Peut-être que oui, aussi.

Un jour, on a fucké la donne en rajoutant "prospérité" dans l'échelle des valeurs. De kossé?

Lorsqu'on gagne sa vie maintenant, on passe le plus clair de notre temps à des activités qui ne sont pas - comme on souhaiterait - du pur loisir ou du prélassement, mais bien du labeur ne nous menant pas à notre bouffe mais seulement au guichet automatique, puis ensuite à l'épicerie. Qu'il est loin, le petit lapin...

Puisque l'agriculture nous a théoriquement donné plus de temps depuis que nous ne sommes plus des chasseurs-cueuilleurs, faire carrière répond aussi à un besoin actuel de réalisation de soi. Je ressens ce désir de réalisation, comme plusieurs de notre époque - mes fils ados se réalisent à travers la socialisation, la fête, l'inhalation de substances toxiques et l'expiration de différentes fumées, l'exploration des elixirs de houblon, le visionnement de films et l'exécution exaltée de jeux électroniques et de musique endiablée. À mon âge, c'est un peu différent. J'aime me réaliser par ce que j'accomplis au clair de mes journées et à long terme. Mais je suis loin d'être une missionnaire, j'ai l'impression que la réalisation de moi-même se manifeste par la reconnaissance de mes acquis et je suis donc à la conquête inespérée de la reconnaissance professionnelle. J'ai 20 ans de carrière en arrière de la cravate (beaucoup d'hommes ont fait carrière, c'est pour ça qu'on dit cravate et non chignon) et j'attends qu'on me rétribue et qu'on me gratifie pour mon expérience, que l'effort requis pour "gagner ma vie" soit moins grand qu'auparavant lorsque j'étais jeune et "green" et que j'avais toutes les preuves à faire. C'est fou, dans une société bien faite, j'arrêterais d'y penser et je serais en train de former la relève.

Cela dit, j'ai le loisir d'être exigeante et insatisfaite (car je suis en santé et pas pauvre). Plusieurs de mes collègues le sont également; ayant dépassé un certain âge, à la recherche de la job idéale, du salaire qui va avec, de quelque chose d'intéressant, qui nous ressemble, blabla, le ventre plein. Not good. Not good enough I mean. J'ai encore beaucoup de croûtes à manger, dont finalement apprendre l'art du potager, de la cueuillette et de la pêche et l'art de construire; cela me servira ultimement. Parce que passer mes journées à essayer d'être quelqu'un d'autre juste pour nourrir le guichet automatique, il me semble que ce n'est pas viable.

J'aimerais bien mieux passer mes journées à apprendre, à échanger, à penser, à communiquer, mais cela nourrit-il mon ventre autant que mon coeur et mon esprit? À bien y penser, il faut nourrir plus que cela, il faut nourrir l'ego que l'on a grand, et lorsqu'on réussit à le dissocier des symboles matériels de reconnaissance, on gagne bien mieux sa vie. Leonard Cohen disait récemment dans un documentaire que son maître bouddhiste lui apprit à ne plus être lui-même, ce qui l'a rendu heureux - je pense qu'il voulait dire que lorsqu'il a réussi à sortir de ses paradigmes, il a commencé à grandir. Je crois comprendre qu'il s'est enrichi spirituellement; moi, j'aimerais juste que la simplicité accompagne mes activités quotidiennes, et que je cesse de vouloir conquérir le monde. Bien que gagner sa vie, c'est aussi ne pas la prendre pour acquis, il faut encore la séduire et en mériter une bonne!

Allez hop, still need to work young girl! Supper is not ready yet (Gaétan, un bon vieux Genesis sur Youtube?).

Ainsi soit-il.