vendredi 6 février 2009

vive le québec libre!

ce n'est pas une prise de position politique, et ce n'est surtout pas sectaire (si vous saviez : je suis jaune comme un poussin, avec des yeux bridés, mon chum est blanc et mes enfants sont mélangés). "Vive le Québec libre!", c'est pour moi une très jolie phrase. C'en est une qui a sa place bien à elle dans mon coeur d'immigrante reçue et citoyenne de cette belle contrée. Ma vie est construite ici depuis que j'ai 14 ans, j'y ai vécu mon adolescence, toutes mes amours, la totalité de ma vie adulte jusqu'à présent, mes maternités, l'éducation de mes enfants, et mes plus grands bonheurs. Je suis une québécoise.

Il est possible que j'envisage ma vie ailleurs, je suis ouverte sur le monde et je vous aime tous. Mais : le Québec peut très bien être un pays - pourquoi moins qu'un autre?

Donc : je ne veux pas mener ici de débat politique. Je voulais simplement souligner la très élégante lettre adressée à M. Nicolas Sarkozy ce 4 février par Mme Marois et M Duceppe, que j'ai lue dans Le Devoir ce matin, et que j'aime parce que je ne la trouve pas partisane, mais juste. Je rends hommage tout autant à Mme Lise Payette dont le billet redonne les honneurs qui se doivent à notre chef, sieur Charest.

Quoi qu'on en dise, quoi qu'on en pense, je salue.

4 commentaires:

Gin a dit...

Bravo Monique,

Je suis entièrement d'accord avec tout ce que tu as dit à ce sujet. Tu dis ce que je pense et ressens...Bravo...Richard frétille de joie et de plaisir en pensant et en rêvant à son ViVe Le QUÉBEC LIBRE...bonne soirée...

OMO-ERECTUS a dit...

Pas certain que l'édito de madame Payette soit juste et raisonnable. Je m'explique.

1. Refuser la Légion d'honneur aurait créé un incident diplomatique majeur, avec toutes les conséquences futures en matière d'immigration, d'échanges économiques et quoi d'autre encore.

2. C'est après avoir reçu la Légion d'honner que Sarko a pris les facheuses libertés qu'il a prises. M. Charest n'avait plus la parole à ce moment-là.

3. Dans ces matières, mieux vaut s'expliquer en privé que de le faire sur la place publique. C'est une règle en diplomatie.

4. Les commentaires du président français relevaient d'une méconnaissance du fait souverainiste. Lui servir des enseignements en public aurait été une forme d'injure que des pays civilisés ne se font pas.

5. La référence (encore et toujours) à ce que René Lévesque aurait fait ne me parait pas si évidente que cela. M. Lévesque était un fin diplomate. Je ne crois pas que publiquement, il aurait créé une gène entre la France et le Québec. Il aurait rectifié le tir en privé, entre deux cigarettes.

Désolé, petit Poussin Jaune, d'avoir utilisé votre tribune à des fins politiques, ce que vous cherchiez si vivement à éviter !

modotcom a dit...

Probablement juste, cher Omo, merci des rectificatifs. J'ai été séduite, tout simplement, mais le propos de Mme Payette, peut-être pas juste, m'a quand même fait réfléchir...

Zoreilles a dit...

Merci Modotcom d'avoir porté à notre attention ce texte publié dans Le Devoir et le billet de Madame Lise Payette. Je me suis régalée de ton billet à toi qui les enveloppait si bien, ces deux écrits, ainsi que des commentaires fort à propos de Omo-Érectus qui venait y allumer un éclairage dont j'avais aussi besoin, sinon, j'étais dans la même émotion que Lise Payette!

Je suis consciente que l'autre texte, celui que signaient Pauline Marois et Gilles Duceppe, est sûrement mieux fignolé, plus en accord avec nos relations diplomatiques, dignes de nos représentants politiques qui défendent l'idée de la souveraineté.

Je me demande si Sarko est conscient de ce qu'il vient de faire, de la portée de ses élucubrations délirantes publiques... Sinon, y a-t-il autour de lui des gens qui vont le conseiller dans ses relations futures (et les gaffes à éviter de faire par ignorance) avec le Québec et le Canada?