mardi 22 septembre 2009

la pluie

est le meilleur vecteur pour la contemplation; elle me pousse en dedans, de la manière la plus pleine, le regard vers l'intérieur car dehors, l'horizon est bloqué. Elle me pousse à la mélancolie, la douce, celle qui nous rappelle que les émotions existent, celle qui nous fait pleurer timidement pour rien, fait monter la sève au nez, au front puis aux paupières. La pluie est divine, elle m'emmène vers M., je lui parle beaucoup aujourd'hui. M. était mon soleil dans mon ciel de fin d'été; il est ma douce pluie d'automne. J'ai placé mes légumes sur mon bureau face à la fenêtre, en pensant à lui. Tiens, M., mon offrande du 22 septembre. C'est la fête à H., tu te souviens, je l'appellerai tantôt. Maintenant je te laisse mon ami, je rencontre un de tes anciens clients ce matin, lui aussi est allé te voir le 7 septembre. Nous aimons tous ta blonde et ton fils. Moment de recueillement; je pensais déjà à toi hier soir, ce matin humide me colle à ta pensée. Je passerai ma journée heureuse, en mémoire de ta joie. Bises, Mo xxx

1 commentaire:

Zoreilles a dit...

C'est ta dernière phrase, particulièrement celle-là, qui me donne aujourd'hui l'élan dont j'avais besoin. Encore une fois, un si grand petit texte de toi qui fait du bien.

Merci d'écrire ce que tu écris, d'être qui tu es.