samedi 25 avril 2009

testament


chers lecteurs, je vous prends à témoins de cette déclaration solennelle mais non funeste. D'ailleurs, vous voudrez bien, par l'entremise de la section commentaires, attester que vous êtes majeur et que vous reconnaissez en ce texte ma plume, qu'il n'y a pas usurpation de mon identité et que vous en authentifiez l'origine.

Depuis ma vie adulte, j'ai rempli bien des obligations formelles pour être en règle avec la vie civile : paiement de mes comptes, déclaration de mes dûs envers 2 plutôt qu'un gouvernement, conduite de ma vie en bonne citoyenne. Il y a un truc que je dois faire depuis que j'ai des enfants et que j'ai omis jusqu'à maintenant alors qu'ils sont adultes : être en règle avec la mort. Ou plutôt, faciliter la tâche à mes survivants (c'est donc prétentieux de mettre le possessif "mes" à "survivants", non? Ils ne sont et ne seront pas plus nôtres de par notre passage dans l'autre monde). Depuis une dizaine d'années, je retarde mon notaire pour la production de mon testament, tout comme je retarde mon dentiste pour l'installation d'un implant. Parce que j'ai pas envie d'y penser, et surtout, parce que je n'en ai pas besoin, là.

Un jour, j'ai bien failli mourir. Je ne me souviens plus quel jour ni pourquoi, mais j'ai eu conscience que cela pouvait m'arriver n'importe quand. Je me suis procurée un formulaire de testament chez bureau en gros et l'ai rempli - c'est simple de dire ce qu'on veut, mais il m'y manque encore 2 signatures de témoins pour le rendre valide.

Bref, me voici, partageant avec vous mes dernières volontés. Puisque le cyberespace contient déjà toutes mes informations personnelles, il ne sera nullement difficile de légitimer cet écrit et les croisements le lieront à ma vraie identité, permettant de l'exécuter simplement et facilement. Il sera valide jusqu'à production d'un écrit d'une date ultérieure sous quelque forme qu'elle soit.

Ce que j'aime du web, c'est la simplicité. Je vais juste dicter mes dernières volontés. J'ai pas envie ni besoin de connaître le numéro de mes assurances-vie, le gestionnaire de mes réer, mon créancier hypothécaire, fudge, c'est pas de ça que je veux parler, mais bien, de ce que je souhaite qu'il arrive de moi et du peu qu'il en restera lorsque je quitterai la terre ferme. J'en connais d'un ou deux qui contesteront la forme légale de la chose, mais regarde, c'est pas sous seing privé, c'est pas notarié, mais c'est quand même lu par beaucoup de monde qui me connaissent et ce sera témoigné par plusieurs autres. Faut évoluer, t'sais, les nouveaux paradigmes.

Ok, je me lance. Je teste :

Lorsque je mourrai, auriez-vous l'obligeance de bien vouloir veiller à ce que :

- l'on me croque l'orteil pour bien vérifier que je sois morte;

- l'on donne immédiatement tous mes organes utiles s'il en reste - je veille dorénavant à en prendre bien soin; ils vont peut-être veiller tard...;

- l'on réduise mes restes en fine poudre que l'on garoche au hasard dans un jardin - il en poussera des ronces, des roses ou des carottes, selon la disposition du moment;

- si l'on me funère, l'on me fasse jouer bien fort le Requiem de Mozart - en entier, s'il vous plaît, car c'est divin d'un bout à l'autre; si la foule est pressée, l'on fera jouer plus fort encore The Great Gig in the Sky;

- aucun mausolée ne soit érigé en ma mémoire, je désire ne plus occuper aucun espace public, étant déjà en dette avec la planète depuis ma naissance;

- si on dissèque mon patrimoine, l'on sache que :

- la résidence principale et tout ce qui vient avec : meubles, hypothèque, locataires (oui, oui, eux aussi), soit léguée à mon conjoint l'homme chat (le nom est fictif mais la situation réelle);

- si résidence secondaire il y a, ou autre investissement immobilier, ou business, effectué avec mon conjoint qui aura privé mes fils de mon vivant d'une vie de luxe (chars sports, hi fi dernier cri, piscine creusée, etc.), ma part du biscuit leur soit rendue, en parts égales et sans chicane;

- nonobstant tous lois et règlements, je souhaite que mes réers, assurances-vie, placements et autres liquidités soient le bénéfice de mes deux gentlemen de fils, Gabriel et Thomas (noms réels) à parts égales et sans chicane;

- que ma part du bb chat (la tête ou le cul. ou le ventre aussi, car il en a quand même tout un, avec plein de poils blancs de lapin dessus. ah, et puis les belles pattes gantées de blanc qu'ils croisent comme un aristochat lorsqu'il est assis dans son fauteuil), bref, on laisse faire. Le chat est déjà celui de l'homme chat, rien à léguer à ce chapitre. Que ma part dans la bouffe à chat lui soit transmise afin que jamais il ne meure de faim.

- que ma collection de cd et toute ma bibliothèque (si mes livres ont résisté à l'eau du garage cet hiver, on saura bientôt) soient léguées à mes 2 fils à parts égales, car la culture, comme le voyage, nous font grandir lors de notre vivant.

- bon, je pense qu'il ne reste plus rien à part ça.

Dans le fond, une vie, on règle ça de même, c'est simple non? Le gros du leg est non matériel, j'espère sinon, c'est un peu nihiliste de se rendre compte que c'est réglé comme ça après 40, 70, 90 années de vie? Bof, je reviendrai vous hanter, j'ai pas peur!

Je crois que ça prend un exécuteur testamentaire : je sais pas, je dirais ma copine Iz, si elle me survit, sinon ma soeur tiens.

Ok, là, c'est la partie sérieuse du propos, merci de bien vouloir contribuer à cet ouvrage en inscrivant un commentaire et j'imprime le tout incessamment pour le ranger quelque part, pour la postérité. Premier testament en orbite?

De la photo : Christina's World, par Andrew Wyeth est une peinture qui me fascine depuis mon adolescence. C'est la première image à laquelle m'a fait penser la mort. Je la vois ainsi : lointaine, inconnue, mais calme, tranquille. Ayant peur d'avoir peur, j'ai également une légère confiance en la mort, autant qu'en la vie, le juste retour des choses. Mais je crois sincèrement que je repousserai sur terre sous la forme d'une fleur de pavot jaune dans un champ de fleurs de pavot jaunes.

dimanche 19 avril 2009

premier appart

la mère est euphorique : elle a appelé fiston ce matin pour passer le voir, sait pas trop vers quelle heure, le coloc est toujours couché et il y a un ami. ok, quand pars-tu travailler? plus tard, vers 3 heures. ok, alors je passe vers 2, c'est correct? ouais, ok, une petite demi-heure. ok, quelle adresse? attends, attends, gab, j'entends pas bien, c'est quoi le numéro? y a-t-il un numéro d'appartement?

Comprenez : j'avais hâte de voir Gab, parti il y a quelques semaines. Premièrement, pour lui remettre son chocolat de pâques, n'ayant pu le voir la semaine dernière. Deuxièmement, pour me rassurer : qu'il ne vivait pas dans une dump. Troisièmement, pour lui apporter des trucs : cafetière (j'ai brisé le récipient en verre ce matin dans mon excitation) et autres ustensiles de la vie pratique (j'ai cherché une batterie de cuisine et un set d'ustensiles à mon passage ce matin chez home depot puis chez loblaw's - sans succès). J'ai remplacé le récipient de la cafetière par une tasse en verre du bon format, ai pris deux autres tasses super kitch usagées dans mes vieilles affaires, ai lavé un vieux bac à recyclage et ai mis cela dedans. Partie en char faire des emplettes. Faute d'avoir cuisiné ces temps-ci, je n'ai pu apporter de la bouffe maman, mais j'ai acheté 2 pots de sauce à spag et 2 paquets de spagat, des mangues bien mures et des fraises bio (genre de trucs que les kids s'achètent pas en premier lieu).

J'avais peur qu'il ne veuille pas me voir. En fait, à cet âge-là, après avoir voulu rompre mon cordon ombilical avec maman depuis déjà bien longtemps, je me suis passée de sa présence pendant des lunes - des mois j'ai l'impression. Quand tu gagnes enfin ta liberté, il me semble que la dernière chose que tu veux voir, c'est une réminiscence de ta vie d'avant. M'enfin, j'avais une mince appréhension alors que moi, j'allais le voir avec tellement d'excitation. Je me suis dit : mon fils, il me prendra comme je suis, je suis sa mère et j'ai envie de le voir.

Suis arrivée devant chez eux à 2 pile, stationnée avec mon carosse de mère bourgeoise dans une mini-rue ensoleillée du centre-sud. Tu vois, aujourd'hui, la magnifique journée de printemps porte à l'allégresse, les gens se promènent, le sourire fendu jusqu'aux oreilles, même dans les quartiers moins nantis, plus centraux, populeux, populaires. À côté du métro Berri, au sud d'Ontario, sur St-Christophe. Do, tu dois connaître, quand on monte jusqu'à Ontario, on tombe sur le Cheval Blanc, en marchant vers l'ouest, on tombe sur le défunt Hasard qui était notre hang out de jeunesse il y a 22 ans. Un peu plus loin, le cégep de fils, cela se fait à pied.

Voilà, j'ai donc pour la première fois de ma vie, visité un appartement loué par ma progéniture. Quel drôle de feeling. C'est comme je l'imaginais (moins droit et moins coquet qu'un 2e ou 3e logement) mais en mieux encore. Les gars, fils et coloc, sont bien installés, il y a du linge sur la corde à linge et de la bouffe dans le frigo. Il n'y a pas de vaisselle qui traîne dans le lavabo. Gab a une superbe énorme chambre (je l'envie, je n'en ai jamais eu d'aussi grande!). Il y a un babillard en liège sur lequel sont tackés des documents (ça traîne pas partout).

Savez-vous à quoi on reconnaît un premier appart - d'étudiants, on s'entend? La couleur des murs est celle des anciens locataires et ne changera pas d'ici la fin du bail - Gab, si tu entends peindre, demande au proprio de payer la peinture. Au pire, on dessinera direct sur les murs (Do et JF avaient peint un cube dans un coin dans leur 1er appart du centre-sud - illusion d'optique). Il y a des affiches sur les murs (moi, j'ai trainé 37,2 le matin d'un appart à l'autre pendant quelques années quand même). Les instruments de musique jalonnent toutes les pièces. Il n'y a pas de rideaux. Ils sont divisés comme aucun appart conventionnel, souvent loués d'un proprio qui a pris le parti de faire 2 apparts en en séparant un plus grand, pour faire plus d'argent. Loyer de 600$ non chauffé quand même!

Les gars étaient ravis de la cafetière, même si le récipient est remplacé par autre chose. J'ai laissé un sac de café moulu Starbucks - un peu de luxe dans leur vie, ça sert à cela des parents à ce stade-là. Gab m'a dit que c'était pas nécessaire la bouffe, qu'il y en avait dans le frigo, ils ne manquaient de rien. Les gars voulaient mon opinion, trouvaient qu'ils ne payaient pas cher pour la localisation. Non, c'est très bien, très très bien même pour un premier effort! Keep on! C'est génial, j'en ai les larmes aux yeux de bonheur et de nostalgie. Un gros pincement heureux. Vraiment. On a parlé de choses pratiques, il m'a montré la confirmation de son ouverture de compte auprès d'Hydro, je lui ai ramené ses relevés d'impôt, non je ne les utilise plus, il est mieux d'en bénéficier lui-même, qu'il aille chercher sa déclaration provinciale chez Desjardins puis sa fédérale je sais pas où pis je t'aiderai à le faire Gab, faut commencer un jour, pis tu vas probablement retirer 100 piastres cette année.

Suis partie, les gars m'ont saluée. Coloc était encore une fois reconnaissant pour la cafetière, son rêve, qu'il disait. Suis rembarquée dans ma bagnole bourgeoise et m'en suis revenue par les rues étroites du centre-sud, puis du plateau, puis de la petite patrie. Me suis stationnée devant la maison et en ouvrant la porte, me suis dit que j'étais vraiment une mère comblée.

Comme tu m'apportes du bonheur, cher Gabriel, je suis tellement fière de toi, je te souhaite la plus grande et la plus belle vie! Bisous et câlins. Ta mère.

ps Gab : c' pas pour t'inquiéter, mais quand belle-maman vient nous voir, elle ramène tout le temps des kossins à son fils, un pot de moutarde, de confiture, du chocolat, des trucs tu sais, même si ça fait plus de 20 ans que chum a quitté la demeure maternelle. Des réflexes qui durent longtemps, dans le coeur d'une maman.

vendredi 17 avril 2009

problèmes techniques

comme c'est insultant que mes invités soient confrontés à un rejet lorsqu'ils me visitent ici. J'en suis cent mille quatre cent quatre-vingt-six fois désolée. En plus de la publicité qui vole partout et colle aux pantalons de Gatéan. Gaétan, est-ce fini ou cela se produit-il encore (et avec du sonore en plus, qu'il disait mon copain cycliste). Bref, je rapporte ici ce que j'ai écrit en annexe de mon avant-dernier billet, au cas où vous ne reliriez pas en arrière (plutôt rare comme comportement j'en conviens).

* parenthèse technique du 17 avril 2009 : j'ai dû enlever la photo, elle causait des problèmes d'expulsion de mon blogue, ce que je ne désirais absolument pas pusique je vous accueille à bras ouverts. Alors, je vous joins le lien aller la voir vous-même. En espérant que c'était cela qui causait les problèmes. Sinon s'il y a encore de l'interférence, courage, merci de m'en aviser!!!

Il m'apprendra de piquer des trucs gratuits à gauche et à droite sur le web sans payer mes dus; des fois, je me fais cochonner.

Allons, passons maintenant au salon!


fuck, c'était pas ça, c'est autre chose. J'essaye autre chose.

la fatigue


est ce monstre qui vous empêche de faire les choses que vous voulez au moment où vous le voulez.

Elle vous dit que vous en avez entrepris trop. Leçon : nos ambitions sont toujours plus grandes que nos moyens et malgré l'âge, on ne s'en souvient que trop rarement.

Que la vie est trop courte. En amatrice de jaywalk à Montréal, c'est sûr que je me fais frapper un de ces 4.

Q'une journée ne compte que 24 heures. Heureusement.

Que dans 24 heures, il faut s'en réserver au moins 12 pour faire des choses intéressantes, regénératrices, enrichissantes pour l'âme et le corps : dormir, boire, manger, aimer, rire, penser. Notre raison d'être est dans ce créneau et non dans les suivants - on se trompe souvent.

Que dans le 12 heures qu'il reste, il faut s'en réserver 1 d'obligation d'usure : entretien des lieux, des vêtements et accoutrements, du body (le nôtre et le carosse), alimentation du frigo avant que celui-ci nous alimente à son tour, etc. On n'aime déjà moins ça, voyez-vous.

Que le 11 heures qu'il reste sera exploité par une autre volonté que la vôtre si vous ne savez pas ce que vous voulez dans la vie.

Ce n'est pas mon cas. Hélas! Je me laisse avoir quand même de temps en temps.

La fatigue, c'est le signe de la maladie qui n'est pas loin... et c'est beaucoup pire!

Je sais ce que vous allez dire, je vous entends déjà mais ai besoin de vous lire.

Bonne journée. C'est bientôt le week-end. Tendres amitiés,

mardi 14 avril 2009

évasion fiscale


vous comprendrez le lien avec la photo plus bas**.

je plugge le fiscal juste parce que c'est le temps de l'année. Je dois encore ma 23e déclaration à la mitaine à mes 2 gouvernements pour 2008 (quand est-ce qu'on devient un pays, crisse, me semble que juste ça c'est un bon argument de vente!). Après ces années de dur labeur, je produis encore mes déclarations à la main malgré notre situation fiscale plus rock and roll - pas exactement pareille que lorsque je recevais des prêts et bourses pendant l'université. Je me suis promis d'utiliser un logiciel l'an prochain, mais j'ai toujours l'impression qu'il n'est pas assez fûté pour me faire profiter de tous mes avantages fiscaux. Bon : exit les impôts, on n'en parle plus.

Non, la seule chose dont je rêve fait partie du titre : évasion. Lorsque je dis cela, c'est comme si ma vie était une prison. Vous me direz : chérie, tu te plains la bouche pleine, tu es folle ou quoi, tu es comblée, tu as 2 magnifiques fils, un chum fantastique, une bonne job, une maison... Ça ressemble pas à quelque chose ça? Cela ne vous fait-il pas penser à l'esclavage quotidien requis pour atteindre ces quelques idéaux structuraux conventionnés? Je ne chie sur rien, je suis tous les jours heureuse (il est vrai), j'adore tous et chacun des attributs qui constituent ma vie : ma job, le défi professionnel, la culture, les membres de ma famille, mes amours, blabla. En plus, je prends un temps fou sur le net que je consacrerais à autre chose s'il n'existait pas - on en a déjà discuté (mind you, si je n'étais pas ici, vous me manqueriez terrrrrriblement). Je trouve donc que ces temps-ci, tout cela, pour se réaliser harmonieusement, requiert énormément de rigueur, de discipline, peu de laisser-aller, une minuterie. C'en est quasiment militaire comme rythme de vie, et ça doit avoir l'air de cela aussi. On fait tout en pensant à ce qui suit*, notamment le peu de sommeil obligatoire qu'il nous faut pour continuer. On reçoit des amis à la va-vite, on visite prestement, je parle à mes gars en petit colonel "quand est-ce que tu travailles? quand vas-tu à l'école? quels jours? as-tu fait ton épicerie? oublie pas de réparer ton bicyk. as-tu réparé ton bicyk? est-ce que tu soupes à la maison?" Je ne veux pas tomber là-dedans, ça ne rime à rien. Alors, je m'évade. Savez-vous comment? Ben, first : je lis, ben oui, je lis - Le Devoir, les blogs, le National Geographic, peu de livres ces temps-ci. Et puis, second : j'écris, ben oui, j'écris : ici et ailleurs. Ailleurs, j'écris des obscénités, quelqu'un m'a dit : c'est donc ben cochon ce que t'écris Mo, puis quoi, ben moi, je me suis habituée et ça me plaît (c'est devenue totalement intégré et j'écris de l'érotique presque tous les jours, aussi sainement que je déjeune). Ensuite, j'aime ceux qui m'entourent et je leur dis. Le dimanche : je baise pascal et je fais de la bouffe - je baise aussi les autres jours - tiens, hier, c'était lundi. Final : je flatte le chat. Lorsqu'il m'enrage et que je veux le lancer à travers la fenêtre (impossible : il pèse 20 livres et déborde de mes mains), mon chum me rappelle toujours l'utilité ultime de ce félin de salon ; c'est un anti-stress Mo, un anti-stress.

Je pensais à tout cela ce matin, après avoir lu Mélodie Nelson, que je trouve adorable et frivole à souhait, qu'il s'agit de la parfaite évasion, du moment de plaisir, de la brise qui souffle dans mon esprit étouffé qui ramène de la job à la maison pendant le congé pascal parce que je me sens coupable d'être tant payée. Je me disais qu'on a tous besoin de cette beauté qu'est la simple légèreté de l'être. Merci tous mes amis blogueurs. La vie est bien meilleure avec vous!


* je me suis relue : ce n'est pas vrai qu'on pense à ce qui suit lorsqu'on est avec du monde. Je m'en excuse et je rectifie. Lorsque nos amis sont partis, on pense à la suite. D'ailleurs, je ne parle pas au nom de mon chum qui lui, bien qu'il soit fatigué, est beaucoup moins fatiguant que moi!

ps : en cherchant une image pour illustrer mes propos, je me suis souvenue que la frivolité était ce nom donné à la sorte de dentelle at the top. J'ai d'ailleurs appris cet art lorsque j'étais jeune, en Europe. Cela se fait avec une petite navette dans la main droite, alors que la main gauche tient adroitement l'ouvrage déjà entamé. Légèreté, évasion, ouain, quand t'es pas trop myope ou presbyte, sinon, plutôt : impatience, exaspération!


** parenthèse technique du 17 avril 2009 : j'ai dû enlever la photo, elle causait des problèmes d'expulsion de mon blogue, ce que je ne désirais absolument pas pusique je vous accueille à bras ouverts. Alors, je vous joins le lien aller la voir vous-même. En espérant que c'était cela qui causait les problèmes. Sinon s'il y a encore de l'interférence, courage, merci de m'en aviser!!!

lundi 6 avril 2009

cyber-réalité

ce matin, j'ai passé 45 minutes sur l'ordi en me levant, avant d'aller me doucher. Hier, je ne sais pas. Ce soir, j'ai ouvert l'ordi en arrivant à la maison. Un tour rapide : outlook, fank-u, mon site de Q (tiens, non, chu pas allée ce soir), facebook, twitter (pas encore non plus ce soir), j'ai déjà envoyé 2 emails par facebook et consulté plusieurs états d'âme amicaux. Bon, m'enfin là, quand est-ce qu'on lâche ce truc!!! J'écrivais ce matin mon statut sur twitter; attends, je disais un truc du style que je venais de passer l'aube en orbite. Dans la douche je me suis dit, c'est vrai quoi, je suis tout le temps en orbite, c'est fatiguant merde! Je devrais m'imposer un temps limite d'internet par jour, un peu comme les flos vous savez, le nintendo quand ils étaient jeunes, max 30 minutes, et APRÈS les devoirs, et APRÈS le bain, et APRÈS la vaisselle, gnangnan, gnangnan. Non mais (encore), ça va faire!!! J'avoue : je suis coupable. Je suis tellement dépendante de ce bidule, j'adoooooooooore le web.

D'abord, outlook à miiison, de kossé? Comme si j'avais pas assez de mes 50 courriels quotidiens à job, faut que je m'en tape une autre dizaine chez nous - ben non, je téléphone plus, qu'est-ce tu veux, j'aime pas ça parler dans l'appareil...

Ce que j'aime du web : découvrir en juillet 2007 Omo-Erectus que je lis encore aujourd'hui et qui parlait dernièrement de Star Académie, tout-à-fait à point, vous allez voir, le phénomène est ahurissant. Omo, permettez-moi de vous dire que si ce n'était de vous, je ne voyagerais probablement pas à la même vitesse dans cette orbite. J'aime encore être ici devant l'écran, continuer à vous lire, vous connaître et vous aimer, compagnons virtuels que je sais réels - c'est bien pour cela que je vous aime. J'aime : m'exprimer sur ce blogue et sur les vôtres. Au début, c'était de l'expression, ce l'est encore et ce m'est facile (qu'il m'est agréable d'écrire), mais c'est plus. Ici comme ailleurs dans la blogosphère : une tribune d'échange. Aussi et je le répète : apprendre à vivre, car vos expériences m'enrichissent abondamment et j'en suis vraiment reconnaissante. 1 point pour le web!

Facebook : je crois avoir dit que l'expérience était narcissique quand je le découvris en 2007. Concours de popularité. Ouain, peut-être. Après 18 mois d'usage, je pencherais pour le côté pratique : rester en contact, retrouver du monde, étendre son cercle de contacts, dans le but de communiquer massivement et facilement, partager - états d'âme, information, contenus digitaux (photos, vidéos, musique), publicité (si si, je vous le dis, je m'en sers d'ailleurs allègrement pour créer un historique facebook au bar de mon chum - quel commerce dans le vent n'a pas aujourd'hui sa page facebook?). Une fois par mois, je me demande si j'accepte la "friend request" de quelqu'un que je ne connais pas ou que j'ai à peine croisé. Lorsque j'accepte, je reçois du feedback de ces gens qui apprennent à me connaître dans ces pages - pour autant que l'on soit authentique, je pense que cela véhicule effectivement une partie de nous. D'ailleurs, j'ai l'impression que peu d'utilisateurs de facebook sont prudes, beaucoup d'information se promène et les tireurs de ficelle le savent bien - moi, je m'en contrebalance plutôt.

Ok, now : blogue érotique. Étrange non? Moi, j'aime bien écrire là-dessus, ça décrisse les inhibitions, je me sens complètement déchaînée; est-ce correct, éthique, moral, d'utiliser l'espace public pour véhiculer des obscénités? La question se pose, je me la pose. Il paraît que je vais me le faire dire si je vais trop loin. On verra. Bon, s'agit-il de l'expression, de la communication ou d'autre chose? Une chose est sure, du côté des lecteurs, ce n'est rien d'autre que du voyeurisme : à lire le compteur de clics versus le nombre de commentaires, c'est certain que cela attire les gens mais que peu se prononcent. Et c'est ben correct, j'ai aucun problème avec ça non plus. Dans le fond, le blogue érotique est un peu comme un exercice narcissique, je crois. Je me fais énormément plaisir, ça titille mes sens et ma vie (et celle de mon chum voyez-vous) s'en trouve d'autant agrémentée. D'autre part, je me dis que je suis game, ça me fait du bien. Na na na, moi j'écris du cul, moi j'écris du cul, pis pas toi! Heu...hum, j'en parle pas à mes employeurs disons...

Bon, Twitter à c't heure. Avez-vous essayé ça? Ça là, Mesdames, Messieurs, c'est du pur remplissage de vide! On commence, on est tout seul. Ensuite, on va se chercher du monde à "suivre". Non mais : c'tu poche un peu comme principe d'aller "suivre" du monde. Pis en plus : il n'y a rien à suivre si ces gens-là ne disent rien. Donc, ils essayent de meubler le vide et dire le plus de choses possible le plus souvent possible; ça donne de pures absurdités! Faut voir! Tiens, si vous me cherchez sur Twitter, cherchez modotcom et vous témoignerez du degré de sottise dont je suis capable. Bon, une fois qu'on suit un ou deux émetteurs de statuts ne dépassant pas 140 caractères, ils peuvent à l'inverse nous rendre la pareille. On se retrouve donc avec une colonne de "following" et une colonne de "followers". Y a-t-il quelqu'un quelque part qui peut me dire à quoi ça ressemble dans la vraie vie des fleurs qui poussent dans le champ?

Tabarnak que c'est étrange la cyber-réalité. C'est quand tu sais pas à quoi ça sert au départ, pis que t'en as crissement pas besoin : ben, c'est pas normal que ça trouve une utilité - voir crée une dépendance - après 18 mois.

Ok basta! See you next time happy people. Love you always, but got to deal with this drug... it's eating my life away... mais j'aime telllllllllllllllllllement ça!

ps : je n'ai appliqué aucune rigueur journalistique au présent billet et n'ai pas effectué d'étude sociologique sur la cyber-réalité. C'est tout-à-fait subjectif et à l'opposé de l'approche académique de ma star préférée.

mercredi 1 avril 2009

ces numéros que l'on a, gravés dans la mémoire

je ne parle pas de ceux qui sont gravés sur nos cartes à puce digitales, ceux dont on ne se souvient plus car les machines les mémorisent à l'extérieur de notre corps : ma soeur, ma chum, ma mère (je ne connais pas le # de téléphone de ma mère - mind you, c't aux États, on s'écrit - email - , c'est plus simple - j'connais pas son adresse non plus, faudrait pas qu'il lui arrive quelque chose vite, vite, là...). Bon, je ne parle pas des numéros des autres. Je parle des nôtres, ceux que l'on a gravés dans la peau car ils nous appartiennent.

tiens, notre numéro d'assurance sociale.

tiens, les 8 chiffres de notre date de naissance. Avant, il n'y en avait que 6, mais depuis presque 10 ans, il y a des gens plus jeunes que nous, nés d'un autre millénaire, nous sommes donc des anciens, obligés de spécifier le 19..

tiens, notre numéro de téléphone. avant, à 7 chiffres, maintenant, précédés d'un 514-

puis, il y a l'adresse aussi. Qui aurait dit que quelqu'un d'autre que les 4 membres de ma famille habitent au 6241? Non, non, malgré les centaines de rues de Montréal, cette adresse, c'est la nôtre! M'enfin, ce n'est plus celle de Gab, qui a changé d'adresse il y a 7 jours, il aura donc lui un nouveau numéro tatoué dans la peau.

En parlant d'adresse, une fois que j'habitais au 170, je remarque qu'un de mes amis loge également au 170 mais sur une rue parallèle à la nôtre, 2 kms au nord. Quand je le vois, je lui dis "tu sais, nous avons la même adresse? - hein? - le même numéro d'adresse, je veux dire. - le 203? - hun? - le 203? - heu, non : le 170?". Vous savez quoi? Lui, il associait son numéro au 203 qui était celui de son appartement et non au 170 qui était celui de la porte d'entrée de tous les locataires du bloc. Alors que chez nous, le 170, c'était bien notre entrée exclusive.

Bon, pour faire plaisir à Gaétan qui me dit que j'ai déménagé plus souvent que lui - pas beaucoup pour une citadine dans la 40aine - je dirais que j'ai autant de numéros d'adresse que de rues que j'ai habitées. Dans le désordre le plus complet : j'ai habité au 3961 , et puis au 832, et puis au 4558, et puis au ... (j'oublie - Iz, c'était quoi sur St-Denis?), et puis au 1405, et puis au ... (j'ai oublié sur Leclaire) et puis au 416C, et puis au 5910, etc.

Des numéros de téléphone, j'ai changé moins souvent que d'adresses parce que si je déménageais dans le même quartier, je courais la chance de conserver mon #. Par exemple, lorsque j'ai déménagé à presqu'une dizaine de kms de distance (oui Gaétan, à Montréal, c'est beaucoup), de Ste-Catherine/Pie-IX à St-Joseph/St-André, j'ai gardé le même # car je restais à l'est de la rue Berri. Lorsque nous avons ensuite déménagé sur Van Horne, pas très loin, nous avons dû changer car nous sommes passés à l'ouest de Berri, et même de St-Laurent (presque des anglais ma foi!).

Revenons aux numéros civiques : lorsque je cherche une adresse, j'utilise les nombreuses miennes pour m'orienter dans la ville. Par exemple, sur une rue est-ouest, je sais que 170, c'est environ 3 ou 4 rues à l'est ou l'ouest de St-Laurent. 800-900, c'est proche de St-Hubert, 4000 c'est proche de Pie-IX vers l'est. Nord-Sud, 4500 c'est en haut de Mont-Royal, 5900 c'est Rosemont, 6300, c'est Beaubien, etc. C'est quand même utile toutes ces niaiseries.

Je vous jure, je n'écris pas juste pour essayer de battre mon record de mars. Par exemple, ce billet recèle de précieux indices pour la chasse aux indices du mois d'août 2009 (à surveiller)

en avril

ne te découvre pas d'un fil...

mars s'est conclue pour moi avec 13 billets érotiques et 11 billets sur cette page... À me lire, mes amis se demandaient si j'avais une autre vie. Bien sûr mes chers, et quelle vie! Je me prépare à passer cette avril tout aussi en vie, prolifique et à ne pogner aucun virus soit-il virtuel ou physique, et à me réchauffer pour mai... où je ferai ce qu'il me plaît!

Prudence, en cette journée cachotière!