samedi 25 janvier 2014

littérature


fragonard - la liseuse
huile sur toile, circa 1772

ah qu'il est astreignant
d'apprendre l'art d'écrire
je ne pensais pas
qu'il me serait un exercice
aussi humiliant

comme je couche en mots
mes pensées hebdomadaires
je me suis dit
qu'il me serait facile
de me parfaire

or je me rends compte
que je parle ici de moi
je vous raconte
je vous expose
je vous fais la conversation

c'est strictement utilitaire
ce n'est pas littéraire

or la littérature
car c'est bien là où
je désire aller
est l'art de la forme
et non l'art du contenu

ou savoir comment
dire la même histoire
l'éternelle même histoire
de la comédie humaine
d'une millionième manière
ni proustienne
ni balzacienne

dieu qu'il est difficile
d'écrire ces phrases
en s'effaçant et se laissant
imprégner d'autre chose
que de soi
de sa langue de tous les jours
de sa façon de penser
de vouloir dire les choses
comme on les sent
mais autrement

j'ai lu de la poésie
ce qui ne m'était pas
familier
et j'ai trouvé cela beau
comme la peinture abstraite

comment dire
comment lire même

j'apprends à lire
c'est-à-dire lire au-delà
de l'histoire racontée
c'est donc lire le style
la tournure de phrases
le procédé littéraire

dans cette quête
de la belle plume
je me joins à la comète
dans son défi de lecture
car seulement par
la lecture active
apprendrai-je
à mieux écrire

ah qu'il est
astreignant
d'apprendre à écrire
beaucoup plus
que d'apprendre à courir

je m'y remets donc
dès ce soir
pour pondre ce redoutable texte
de plus de quatre pages
qui sera attendu
et analysé en classe

temps de verbes
ponctuation
synonymes
rythme
dialogues
sous-entendus
éclairages
sons
cinématographie
esthétique

qui sait si un jour
je réussirai
à m'exprimer
d'une autre façon
de quelque manière
un peu plus sophistiquée.

lundi 20 janvier 2014

/ Blais


Réflexion sur la lecture
de poèmes issus
du recueil La nuit la meute
de Geneviève Blais

la branlée creuse un fleuve jusqu'à la digue
les marées gonflent d'ombres perdues
avec ses ongles longs jusqu'au ciel
lentement à portée des doigts elle
démêle les cheveux des petites noyées
tresse des nattes enfonce ses crocs

Il y avait quatre poèmes tirés de ce recueil et nous les comparions à la définition du mot "mère" tiré du Petit Robert 1973.  Il ne semble pas clair que les poèmes parlent de maternité, car ils en parlent comme peu parlent de la maternité.  Il n'y a pas de représentation habituelle de la mère et de son rapport aux enfants.  Dans plusieurs autres poèmes du recueil, on lit la souffrance, la dichotomie entre la banalité de la maternité et la primitivité de l'acte d'enfantement.

Il semble que tout texte porte un savoir et révèle une réalité.  Elle est écrite, elle est donc vraie.  La littérature n'a donc pas simplement la fonction de nous divertir ou de nous raconter une histoire.  Elle nous apprend des choses.

Dans les poèmes du recueil de Blais, on lit la mère moins comme une femme que comme une mère monstrueuse, une déesse, un animal, des sensations corporelles, un corps diffus.  La beauté du texte littéraire est de raconter autrement.

Il faut également lire à haute voix.  La poésie ne cherche pas à se faire comprendre.  Mais lire à haute voix confère un rythme au texte et y donne son sens.

Leçon : lire à voix haute.  Exercice : ne pas écrire sur soi, mais écrire par soi.



samedi 18 janvier 2014

chef d'équipe



l'humain travaille
pour subvenir à ses besoins
pour occuper ses journées
pour socialiser
pour être utile à la société
pour se réaliser

quand j'eus repris
l'université à vingt-huit ans
mes cours préférés
en gestion
étaient invariablement
ceux sur les sciences humaines
c'est-à-dire le management
j'étais comme d'autres
empreinte d'un idéalisme
me disant que si j'étais leader
je ferais les choses autrement
de façon à
mobiliser
motiver
aimer
me faire aimer
laisser la place
former
mentorer
et que finalement
le travail soit réellement
un lieu de réalisation
pour tous et pour soi
et qu'en plus
on livre à l'entreprise
et aux clients
le meilleur
la créativité
l'innovation
une expérience impeccable

bref
le travail devait être
un party perpétuel
une quête de l'excellence
dans l'allégresse et le bonheur

j'ai une équipe à charge
depuis seulement cinq ans
je n'ai pas été dumpée
dans une équipe à gérer
j'étais d'abord une spécialiste
dans mon domaine
et le besoin de croissance
m'a fait engager
un ancien collègue
puis un autre
et d'autres nouveaux collègues
et ce que livrais seule
nous le livrons maintenant
en équipe

je ne suis donc pas née leader
je ne sais pas qui l'est
dans une entreprise
les leaders que je connais
le sont devenus
comme il se fait le plus souvent
ils sont bons dans ce qu'ils font
la direction pense qu'ils seront bons
à mener d'autres à l'être autant

je suis de celles qui ont
appris sur le tas
à cheminer quotidiennement
avec des collègues
dont je dois encadrer les résultats

c'est une fonction difficile
que celle de leader une équipe
la garder constamment intéressée
et motivée
trouver sans cesse de la nouveauté
à explorer
faire confiance
ce qu'aucun humain ne fait
pensez-y
que déléguez-vous et à qui
chacun pense que sa manière
de faire est la meilleure

dans ma perception
il n'y a que les control freaks
ou les paresseux
j'ai une équipe de control freaks
et j'en suis une moi-même

avec le temps on se rend compte
que seul le résultat importe
et lorsqu'ils sont là
car tout le monde a bien appris
son métier
a développé un plan de travail
connaît ses objectifs
et suit son plan d'action
la confiance s'installe
et la vie devient
infiniment plus simple

l'an dernier
c'était la douleur
car un membre de l'équipe
était vraiment malheureux
dans son travail
et je l'étais autant que lui
il voulait tellement réussir
et n'y arrivait pas pour
des raisons évidentes
de capacité
la job n'était pas faite pour lui
il était fait pour une autre job
on a essayé pendant deux ans
de réconcilier les deux
mais nous n'y sommes pas arrivés

cette expérience
fut des plus agonisantes
avec toutes les blessures
humaines imaginables
il n'y avait rien
de la réalisation de soi
il y avait tout au plus
un chèque de paye

cela m'a appris
à rapidement gérer les attentes
pour établir une relation à long terme
pour investir au bon endroit
on met au clair ce qui est requis
on met au clair les défis
les beaux côtés comme
les moins bons
ça évite quelques frustrations

cette année je suis heureuse
l'équipe est hyper compétente
et autonome
elle a poigné son air d'aller
où elle s'auto alimente
je pourrais partir ailleurs
et elle réussirait
quand même son mandat

plusieurs gestionnaires
pensent qu'ayant réussi
à monter une belle équipe
ils pourront le faire ailleurs
et ils changent d'emploi
et se font engager
pour leurs compétences de gestion
et non
pour leurs compétences techniques
cela crée l'insécurité
et la résistance
au sein de leur nouvelle équipe
cela crée les situations
les plus loufoques
où l'employé devra former
son patron sur la nature du travail
afin que celui-ci
puisse bien le diriger

rares sont les gestionnaires
qui arrivent de l'externe
et sont respectés sur le champ
pour leur leadership
autant que pour leur expertise
j'en ai rencontré un cette semaine
c'est un charme
de travailler avec ces gens-là
en plus d'être des pros
ils ont l'humilité
qualité sous-estimée
et tellement requise
de tout bon chef d'équipe

cette année
sera celle où j'apprendrai
à m'effacer
pour faire rayonner
le travail de l'équipe

au travail
je penserai à moi
je donnerai à mes collègues
je les écouterai
je les aiderai à réfléchir
à créer des projets
ils m'aideront à penser
je leur donnerai les outils
et les laisserai travailler
ils livreront
les meilleurs résultats
dans le bonheur et l'allégresse.

lundi 13 janvier 2014

/ Duras


Réflexion initiale
sur un extrait de Écrire
de Marguerite Duras - 1993
(posture)

Je l'ai lue.  Rapidement.  Facilement.  Dans le métro lundi soir dernier.  J'ai aimé  J'ai compris.  Je me suis dit que je ne lisais pas assez profondément.  Je me suis dit alors que je n'étais pas une bonne lectrice, que je n'allais pas au fond des choses, et je me suis promis de relire ce texte.  Je m'étais dit qu'il me servirait de point de départ pour lancer ma démarche de découverte stylistique.  Je me suis dit qu'elle m'autorisait à risquer, à explorer quelque chose de nouveau.  Car n'a-t-elle pas écrit "L'écriture c'est l'inconnu.  Avant d'écrire on ne sait rien de ce qu'on va écrire."

Quelle chance j'ai eu.

Nous avons relu ce texte.  De limpide et accessible, il est devenu profond.  Il s'est révélé telle l'encre invisible au-dessus de la chandelle.  Comment se peut-il qu'autant d'intensité se dise par tant de simplicité?  Comment n'ai-je pas perçu cette douleur, cette souffrance, cette urgence d'écrire?  Cet impératif?  Peut-être car je suis distante de toute chose.

Peut-être car c'est en dehors de moi autant que c'est en dehors d'elle, quelque chose qu'il faille accomplir, indépendamment de notre volonté.  On se sait ce qui en ressortira.  Il faut le vivre, il faut l'écrire.  J'ai aimé ce texte.  J'ai aimé sa simplicité.

Je crois aussi qu'il faille écrire simplement.  Sans recherche d'artifice.  Et pourtant, c'est ce que je viens chercher en étudiant la littérature : des trucs, des procédés, un style, un moyen efficace et beau, de communiquer.

Le texte de Duras est efficace.  Écrit au présent autant qu'au passé, sans fioriture.  Il est personnel, oui et non.  Elle affirme ses vérités en toute confiance.  C'est très moi de faire ça, affirmer des vérités, comme des vérités inébranlables.  Sans souci du jugement des autres.

En lisant, je ne sais pas s'il s'agit de son opinion ou s'il s'agit de la vérité.  Peu importe.

Ce ne sont que des mots.

Je crois que les mots veulent dire.  Il faut les laisser s'exprimer.

Moi, je les partage; ils n'occupent pas une place exclusive dans mon coeur, même s'ils battent le rythme de mes pensées.  Je ne les jalouse pas et ne les préfère pas aux hommes, aux enfants, à la vie de face.  Matérialiser les mots rend pérenne le présent, est un gage d'éternité.  Est-ce là l'urgence d'écrire, l'insécurité face à la mort?  Écrire, ou la mort, dit Duras.

Peut-être est-ce vrai pour moi, laisser une trace.  Mais pas autant qu'entendre les mots m'accompagner, voir leur couleur, entendre leur son.  Il parait que Duras écrit avec son corps.  Je pense bien que j'écris avec mes sens.

samedi 11 janvier 2014

sonnant et trébuchant



y a deux manières
de faire du cash
tu le voles ou tu le gagnes
dans les deux cas
c'est au mérite

j'ai fait les deux

je parle rarement
de mon rapport à l'argent
car je n'en manque pas
mais ne t'avise pas
de toucher à mon cash
sinon je te tue

j'ai failli tuer d'ailleurs
lorsque planait sur ma tête
le spectre de payer
une pension alimentaire
car je faisais plus d'argent
que le père de mes enfants
alors que c'était moi
qui me levais pour aller travailler

quand j'étais petite
nous n'étions pas pauvres
je veux dire pas indigents
mais à part les robes
de petite fille
que ma' me cousait
je n'ai pas souvenir
d'avoir porté
des vêtements neufs
même si j'étais
l'aînée de la famille

j'ai volé petite
des tablettes de chocolat
quand je faisais l'épicerie
j'ai volé l'argent dans la poche
de manteau de pa'
pour acheter des bonbons
à mes amis d'école
j'ai volé mes parents
qui travaillaient dur
et qu'on voyait rarement
pour manger
le bonheur en forme de sucre
un psy vous dira
comment on appelle ça
je ne sais pas

j'ai volé moi christiane f
au woolco
ma mère est venue me chercher
au poste de police
le lendemain
elle m'a offert le livre
je n'ai plus jamais volé

je n'avais pas d'argent de poche
je ne m'en souviens pas
j'ai commencé à travailler
les week-ends et les étés
au cégep j'ai eu
des prêts et des bourses
même en vivant
chez mes parents
je ne devais pas les dépenser
mais si je les dépensais
j'ai même prêté
trois cents dollars
à un chum de cégep
qui dealait de la dope
et il me l'a remis
des mois plus tard
c'était mon premier prêt
je n'en ai pas accordé souvent
personnellement
car on revoit rarement
la couleur de son argent

je ne compte pas l'argent
je le gagne
je le dépense
particulièrement celui en plastique
si je ne travaillais pas
je ferais faillite
je ne fais jamais des affaires
avec les amis ou la famille
car je suis trop généreuse
et si je me sens lésée
je veux tuer
je donne
généreusement
je tippe
j'offre
je reçois
je te fais à manger
je t'offre à boire
je te donne mon temps

mon premier emploi
à temps plein
dans une clinique médicale
à faire la réceptionniste
devait me payer
dix mille dollars par année
j'avais vingt ans
ensuite j'ai été réceptionniste
dans une compagnie de finances
sans bac mais
avec un dec en arts plastiques
je faisais treize mille piastres
et je payais la moitié du loyer
de quatre-cent dix dollars sur st-denis
je sortais dans les bars
j'étais heureuse
je mangeais aussi

un jour j'ai demandé
une augmentation de salaire
à mon boss
car franchement
ma vie me coûtait plus cher
que mes revenus
il m'a répondu
fille si tu veux du crédit
je t'en prête
mais ta paye
il faut la travailler

je n'ai jamais arrêté
je n'ai que travaillé
cela fait vingt-six ans
que je travaille à temps plein
je me lève du lundi au vendredi
vendre mon corps et mon esprit
pour produire
pour contribuer
à l'enrichissement de la société
en apprenant sur le tas
en acquérant des connaissances
en reprenant les études
alors que je suis maman de deux petits
faisant un bac de soir
pendant douze ans
finalement graduée à quarante ans

mon salaire en milliers
a dépassé mon âge
quand j'avais environ
trente-cinq ans
à quarante-et-un ans
j'entreprends de partir
un nouveau créneau
avec la banque
comme une seule fille
je fais je fonce je réalise
à quarante-trois ans
avec une job de feu
j'entreprends le mba
deux ans à bûcher
j'engage du staff
je forme je gère
j'encourage
je me fais détester
je garde la tête haute
je suis une professionnelle
je m'habille propre même le vendredi

à quarante-six ans
je prends des cours d'écriture
le soir pour me détendre un peu
et me donner les outils
pour écrire dans une deuxième vie
qui viendra dans une vingtaine d'années

suis-je chanceuse
de travailler dans une banque
non
j'ai choisi des conditions financières
avec les sacrifices que cela impose
je n'ai pas continué
dans les arts
même si c'est cela
qui me passionnait jeune
j'ai voulu faire de l'argent
parce que j'en avais besoin
parce que je ne voulais jamais en manquer
parce que je voulais pouvoir donner
à qui j'aime et à ce en quoi je crois
parce que j'aime cette liberté
de n'avoir pas à compter
ce que je fais quotidiennement
pour gagner ma vie
j'ai accepté dès l'âge de vingt ans
les compromis du gagne-pain
j'ai accepté la capitalisme
je me suis mindée
j'ai investi des sous
dans des vêtements de travail
du transport des lunchs
un soin corporel et mental
j'ai pris des cours de golf
j'ai appris les bonnes manières
et j'ai laissé tomber mes préjugés
je me suis donnée
et ça m'a permis d'avancer

je ne suis pas riche
je travaille fort
dans un domaine
où on peut me payer
je travaillerai toujours fort
tant que j'en aurai les capacités
même si c'est pour emballer
l'épicerie chez iga
ou faire les impôts
des voisins

qu'on ne vienne pas me dire
que je suis chanceuse
d'avoir une bonne paye
j'leu' pète la yieule en sang
avec la crow bar de mon chum
j'ai travaillé chaque cawlice
de cenne qui est
dans mon compte en banque
après impôt

you need money
go get it.


samedi 4 janvier 2014

bulletin a+



il y a quelques jours
l'ambiance facebookienne
en était au soulagement
de clore enfin
deux mil treize
pour passer à une
nouvelle année

c'était assez généralisé
je ne sais pas
si la mise à nu
de la corruption éhontée
chez nos élus
a généré
toutes les séparations
de couples
dans mon entourage
mais deux mil treize
m'en a abondamment
fait bouffer

il y a eu le typhon
les inondations
les incendies
la maladie
les famines
l'explosion à boston
la mort de mandela

somme toute
quand j'ai embrassé
l'homme-chat
à la fin du bye bye
ce mercredi matin
je me suis dit
que j'avais eu
une pas pire année
pantoute

ça me tente
de vous montrer mon bulletin
c'est ben ben show off
et c'est définitivement
à la première personne
du singulier
car y a pas personne
qui vivra ma vie
à ma place

bilan treize en treize

1. j'ai ramassé des fonds pour ste-justine
(et couru en jaquette d'hôpital)
2. j'ai joint le c.a. de la fondation alpha
3. j'ai couru mon premier demi-marathon
4. j'ai visité washington et ses musées
5. j'ai loué ma première maison de vacances
6. j'ai acheté ma quatrième propriété
(quel timing quelle flexibilité)
7. j'ai rénové ma quatrième salle-de-bain
8. j'ai loué mon appartement au prix du marché
9. j'ai vu seattle portland et san diego
10. j'ai commencé mes cours de création littéraire
11. j'ai arrêté le party d'huîtres après
vingt-et-une éditions annuelles
(et fêté en amoureux que c'était doux)
12. j'ai acheté un skateboard
(et en ai fait un peu)
13. j'ai demandé un avancement professionnel

en fait je pourrais continuer
mais attendons
deux mil quatorze

quelqu'un disait
dans un réseau non quelconque
qu'on ne diffuse
que les mauvaises nouvelles

j'avoue qu'en cours de route
j'ai été fatiguée
épuisée burnt out
blessée handicapée
découragée
mais ben des fois aussi
très heureuse

puis le trente-et-un
décembre
j'étais fière et sereine
la une du journal
était belle à voir

cette année encore
j'ai été magnifiquement
bien entourée
par des gens de qualité
qui savent encourager
qui font confiance

je l'ai déjà dit
grandir dans cet environnement
où il n'y a pas de déficit d'ego
ça accélère ben des affaires
dans la réalisation de soi

après ça man

you've just got to know
what you want
and go and live it.