samedi 18 avril 2015

parenthèse



je me réveille
non démaquilllée
en train de vérifier
si mon rouge à lèvres
a taché mon oreiller

je me suis réveillée
en sortant du taxi
sans me souvenir
de l'avoir pris

quelle heure était-il
lorsque je suis sortie
combien de fois
ai-je manqué tomber
sur mes talons
sur la piste de danse

jeff me disait qu'il adorait
regarder le gens
si chic et si vulgaires
je savais que je voulais hier
être de la deuxième catégorie
je l'avais dans les veines du bras droit
ce désir de partir
sinon de commettre l'irrémédiable

je me demandais dans la matinée
qui à quarante-sept ans
avait tant de facilité que moi
pour la dépravation
si c'était un fait
de ma génération
de bar boomer.


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